Elections 2011 : Non au «blanchiment» de la dictature !

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Après l’International Crisis Groupe qui a publié une étude richement documentée intitulée « Le dilemme  électoral congolais », certaines forces de la société civiles congolaise viennent de rompre avec le silence sur le processus  électoral en République démocratique du Congo.

« Rien ne sert de courir, il faut partir à point »cette sagesse populaire est le credo exprimé par une frange de la société civile composée de G1000, Synergie des forces sociales et l’ASADHO  dans un point de presse organisé le samedi  21 mai  à   la paroisse  protestante CEAC au croisement des avenues Kasa-Vubu  et Bongolo, dans la commune de Kalamu. Devant   les chevaliers de la plume, les orateurs du jour,  à savoir : Me Jean –Claude Katende de l’ASADHO et  Serge Gontcho de G1000 ont dressé un tableau sombre du processus électoral en République démocratique du Congo.

 « Le nouveau patron des élections a  fait des incantations lorsqu’il prétend organiser les élections en six mois, ce qui ne l’a pas été en plus de trois ans », ont –ils affirmé. Ils accusent le pasteur Ngoy  Mulunda de prendre l’opposition à son propre jeu en publiant de façon précipitée le calendrier électoral. Ces deux acteurs de la société civile estiment que l’opposition qui avait fait du respect du délai constitutionnel son cheval de bataille se trouve  devant un dilemme. Peut –on  se satisfaire des apparences de la démocratie si le fond est vicié ? A quoi sert –il de parler de respect des délais constitutionnels si les élections sont bâclées ?  se sont –ils interrogés. Tout en dénonçant  la confiscation de la question électorale par les politiques qui en ont fait l’enjeu  de leurs  seules manœuvre politiciennes, les représentants de  ces deux forces de la société civile ont fustigé l’irresponsabilité des gouvernants qui peut faire le lit de la balkanisation tant crainte.

Pour éviter le chaos et le scenario du type ivoirien en République Démocratique du Congo, pays riche et convoité , Me Jean Claude Katende et Serge Gontcho ont   recommandé un dialogue des acteurs politiques en vue d’une prolongation  qui ne  soit  ni une prime à l’imprévoyance, ni une nouvelle ruées de partage de gâteau. Ils ont réitéré leur voeu sur la tenue des élections locales et municipales avant les  élections présidentielles et législatives. Les deux intervenants ont appelé à la communauté internationale à ne pas financer des élections qui seraient un recul par rapport aux élections de 2006 et blanchiment de la dictature.
Le clou de ce point de presse était sans nul doute l’appel  lancé par les présidents  G1000 et l’ASADHO invitant la société civile et les partis politiques à une marche programmée pour le vendredi 3 juin pour des élections responsables.

Eric Wemba 

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