Election du vice-gouverneur à l’Equateur : Lokondo accuse la CENI de fraude

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Plusieurs langues se délient pour dénoncer des irrégularités dans la dernière décision de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), datée du 2 août 2017, déclarant recevables les candidatures à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces.

La dernière réaction vient du député national Henri Thomas Lokondo, ulcéré par ce qu’il considère comme une fraude orchestrée par la centrale électorale dans sa province d’origine, à savoir celle de l’Equateur.

D’après l’élu de Mbandaka, la CENI a prévu, selon sa décision
précitée, d’organiser l’élection du nouveau vice-gouverneur de
l’Equateur en contradiction avec le Vice-premier ministre et ministre
de l’Intérieur, qui n’avait pas mentionné l’Equateur dans sa lettre du
14 juillet 2017 portant sur les cas de vacance de poste constatée à la
tête de 10 provinces de la République, notamment le Bas-Uélé, le
Haut-Katanga, le Haut-Lomami, le Kasaï Central, le Kwilu, la Mongala,
le Sud-Kivu, le Sud-Ubangi, la Tshopo et la Tshuapa.
« Où est-ce que la CENI a trouvé le pouvoir de mettre la province de
l’Equateur dans le lot des provinces concernées par l’organisation des
élections intégrales ou partielles au niveau des exécutifs provinciaux
? », s’est interrogé Henri Thomas Lokondo, avant de faire remarquer
que la centrale électorale se réfère à la lettre du vice-Premier
ministre et ministre de l’Intérieur comme fondement juridique de sa
décision  du 2 août 2017.
Il proteste énergiquement et souligne que « les bureaux de réception
des candidatures n’ont pas le pouvoir de constater les vacances… Si on
organise cette élection dans la province de l’Equateur, en violation
de la Constitution, de la Loi électorale et de la lettre du
vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui détermine les
provinces où doivent s’organiser les élections, ce serait du
banditisme politique, doublé d’une abomination juridique, consacrant
la mort d’un Etat qu’on voudrait faire passer comme un tricheur et
maffieux », a-t-il martelé lors de son coup de gueule.
Enfin, il en a appelé au bon sens des responsables de la CENI afin
d’épargner le pays d’une arnaque électorale et l’Equateur d’un fâcheux
précédent, de nature à plonger cette province dans une situation
d’ingouvernabilité.

ERIC WEMBA