Eiro Yonezaki présente la maquette de l’INPP/Kinshasa modernisé

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La modernisation de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) entame sa phase décisive. Lundi 28 mars 2011, le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et chef de la 4ème mission de cette institution japonaise à l’INPP, Eiro Yonezaki, a présenté la maquette de la direction provinciale de l’INPP/Kinshasa modernisé. D’une superficie de 5.172 m2, le nouveau complexe compte trois bâtiments pour un coût global, matériels et équipements y compris, de 20 millions de dollars américains. La surprise mêlée à l’allégresse se lisait dans les regards des tous les membres du comité de gestion, ainsi que de tout le personnel de cette institution publique. Et cela, pour la simple raison que ces derniers ne s’attendaient qu’à un bâtiment à quatre niveaux.
Dans son intervention, Eiro Yonezaki a tenu à avoir des assurances des autorités de l’INPP sur la capacité de cet institut à entretenir régulièrement les matériels et autres équipements, entendez la maintenance et surtout leur gestion judicieuse. Cela d’autant plus que les matériels et équipements n’entrent pas dans le cadre de la coopération financière non remboursable, mais plutôt dans la coopération technique. Concernant les équipements fonctionnant avec l’électricité, les experts Japonais ont conseillé les autorités de l’INPP de veiller au grain sur des ruptures intempestives du courant. Ils ont également attiré leur attention sur le paiement des factures de la SNEL, ainsi que d’autres frais relatifs à l’entretien annuel.
Dans sa réponse, l’Adg de l’INPP, Maurice Tshikuya, a souligné que la modernisation de son institution est une véritable révolution qui restera à jamais dans les annales de l’INPP. Celle-ci, a-t-il renchéri, se présente sous forme de réponse aux défis actuels de cet institut ayant trait au renforcement des capacités. Et le renforcement des capacités consiste, dans ce contexte, à la formation des formateurs, la réhabilitation des infrastructures, ainsi que la modernisation des équipements de l’INPP. Ainsi donc, son comité ne lésinera pas sur les moyens pour respecter ses engagements. « La partie japonaise peut compter sur l’INPP qui a des atouts pour faire face au budget d’entretien, d’ailleurs pré-financé par la SNEL en ce qui concerne l’électricité et par la Regideso concernant l’eau », a-t-il dit en substance.
Il sied de noter que la cérémonie de ce lundi 28 mars 2011 intervient cinq mois après la visite officielle de l’ambassadeur du Japon en RDC, Kanji Kitazawa, dans cet institut. Celle-ci a été considérée, à juste titre, comme le quitus du Japon à la coopération bilatérale JICA-INPP, mieux la concrétisation des promesses faites par cette agence japonaise, lors des précédentes missions d’études de ses experts, ainsi que du directeur Afrique de la direction francophone de la JICA, Imura Tsutomu. Après avoir palpé de doigt les réalités de douze filières (Electronique, Electricité,  Froid et climatisation, Maçonnerie et menuiserie, Contrôle automobile, Hôtellerie, Esthétique et coiffure, Coupe et couture, Mécanique générale, Mécanique automobile) retenues dans le cadre de la coopération entre l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et l’INPP, et le terrain réservé par l’institut pour la construction d’un bâtiment pour l’accroissement de la capacité d’accueil de la direction provinciale de la ville de Kinshasa, le diplomate Japonais s’était déclaré satisfait des  efforts commensurables conjugués par le comité Maurice Tshikuya dans l’encadrement des jeunes délinquants,  des démobilisés des FARDC, des agents de développement. C’est ainsi qu’il avait confirmé officiellement le projet de son pays de doter l’INPP d’équipements ultra-modernes et d’accroître la capacité d’accueil de sa direction provinciale de la ville de Kinshasa. 
Michel Luka

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