Eglise Catholique de Kinshasa : le Cardinal Monsengwo et Mgr Fridolin Ambongo dans une «transition» historique

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Nommé le 2 février 2018 par le Pape François Archevêque Coadjuteur de Kinshasa, c’est hier dimanche 11 mars que Mgr Fridolin Ambongo Besungu a été officiellement présenté aux chrétiens catholiques de la capitale. Cadre choisi : la Cathédrale Notre Dame de Lingwala. La cérémonie de sa présentation était présidée par l’Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Il était assisté de neuf évêques, hormis l’Archevêque coadjuteur, ainsi que de nombreux prêtres.

On retient pour l’essentiel que Fridolin Ambongo Besungu est né le 24
janvier 1960 dans la province de l’Equateur dont il est originaire. Il
a été ordonné diacre le 27 juin 1987 par Mgr Tshibangu Tshishiku, et
une année après prêtre, soit en août 1988. Il a assumé plusieurs
fonctions aussi bien au sein du clergé catholique que dans le monde
scientifique jusqu’à exercer de 2010 à 2016 comme président du conseil
d’administration des Facultés catholiques de Kinshasa, devenues à ce
jour « Université Catholique du Congo (UCC).
Du côté évangélique, il a connu une ascension rapide dans la prise des
fonctions au sein de l’église. Ainsi, il a été tour à tour
Administrateur apostolique de Bokungu – Ikela, Archevêque de Mbandaka
où il n’a fait que 16 mois avant d’être nommé Archevêque Coadjuteur de
Kinshasa.
Prenant la parole, le Cardinal Laurent Monsengwo a d’abord loué
l’Eternel Dieu pour le choix porté sur son serviteur, Mgr Fridolin
Ambongo, dont il reconnaît les qualités, avant de lui souhaiter un
fructueux travail d’évangélisation auprès des fidèles de Kinshasa.

Mgr Ambongo : une mission en 4 points

Prononçant son mot de remerciement, l’Archevêque coadjuteur a
subdivisé sa mission à l’archidiocèse de Kinshasa en 4 points.
En premier lieu : «Rendre grâce en toutes circonstances ». Ici, il a
d’abord rendu grâce à Dieu pour l’avoir choisi dès le sein de sa mère
en lui exprimant sa disponibilité pour remplir sa nouvelle mission
qu’il vient de lui confier. Avant de dire toute sa gratitude au Pape
François en priant le Chargé d’affaires ai de la Nonciature
apostolique à Kinshasa qui le représentait de la lui transmettre.
Puis, il s’est adressé au Cardinal Laurent Monsengwo en ces termes
«Depuis l’annonce de ma nomination, vous avez adopté une attitude qui
me touche proprement au cœur, l’attitude de Jean Baptiste à l’égard de
Jésus : il faut qu’il grandisse, et moi je diminue ». Applaudissements
nourris chez les fidèles. Avant de lâcher sous les ovations
frénétiques des chrétiens présents: « C’est aussi un modèle de
transition ».
« Je suis la lumière du monde ». Cette devise que Fridolin Ambongo
s’était choisie lors de son ordination en tant qu’évêque le 6 mars
2005 à Bukungu, constitue le deuxième point de sa mission à
l’archidiocèse de Kinshasa. Se référant à Jésus, il a rappelé que la
lumière illumine dans les ténèbres, elle permet de distinguer le vrai
du faux, de voir le vrai dans sa globalité, etc.

Œuvrer sous les 4
dimensions

Sa troisième mission à la tête de l’église de Kinshasa se résume en
cette nouvelle devise qu’il vient de se choisir « Je suis le Bon
berger ». Ici, il a fait savoir aux chrétiens de Kinshasa : « Je viens
chez vous, désormais chez nous comme pasteur, berger, sur le pas de
Jésus, de bon pasteur et de bon berger… ». A l’instar de l’évangile de
Jésus qui disait qu’il « était venu pour rendre aux captifs la
libération, aux aveugles le retour à la vue, aux opprimés la
liberté…Je viens donc à Kinshasa pour une mission d’évangélisation. Je
viens pour une mission du salut intégral de l’homme ».
Applaudissements nourris, avant d’affirmer que pour le salut intégral,
il va œuvrer, sous les 4 dimensions fondamentales à savoir : la
dimension spirituelle, la dimension économique, la dimension
politique, et la dimension scientifique. « Je veux être ce bon pasteur
qui donne sa vie pour brebis ».
Enfin, « Ne vous faites pas appeler maître, car vous n’avez qu’un
seul maître et vous êtes tous des frères ». Ici, il promet aux
chrétiens kinois qu’il est venu bâtir avec eux le temps de Dieu et
œuvrer avec eux pour le bien-être de tous.
L’Archevêque coadjuteur a été précédé à la tribune par le
représentant de la communauté presbytérienne de Kinshasa qui a
prononcés on mot de remerciement et de soutien à celui qui pourra
désormais siéger avec tous les autres pasteurs de la capitale.

Invité à prononcer le mot de la fin, le Cardinal Monsengwo a
seulement félicité celui qui l’assiste désormais étroitement dans sa
charge pastorale, en le remerciant pour le discours prononcé, avant de
lui recommander de cheminer dans la voie du Seigneur Jésus-Christ.

Dom