Education en RD Congo: Iday/RDC plaide pour la révision du budget à la hausse

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Les années passent et se ressemblent à l’approche de la rentrée scolaire en RD Congo. Les conditions de scolarité ne sont guère abordables. Une multitude d’enfants à l’âge scolaire sont condamnés à rester dans leurs foyers. Leurs parents étant chosifiés par de salaires de misère ne savent à quel saint se vouer !

La section RD Congo de l’International Day of the African Childhood, Iday en sigle, est montée au créneau, le week-end dernier au Centre pour Handicapés situé sur l’avenue des huileries à Gombe.

 

            Autour d’un bon nombre d’acteurs de la société civile, son responsable Roger Katembwe a, d’emblée, interpellé: « Voici aujourd’hui déjà trois ans après la promulgation de la constitution de la République et sept mois après celle de la Loi 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant. Tout en soulignant les efforts combien considérables réalisés par nos autorités, il sied de reconnaître que le principe de la gratuité de l’enseignement primaire et son caractère obligatoire consacré respectivement dans les deux lois précitées a du mal à se traduire en mesures concrètes d’application sur terrain. » 

            De surcroît, face aux objectifs du Millénaire prônant la «gratuité de l’enseignement de qualité et le caractère obligatoire d’ici 2015 », la RDC fait office de parent pauvre. Plus de 60% d’enfants ne vont pas à l’école. Le budget 2008 était de l’ordre de 0,3% alors qu’en 2009 ; il est de 1,2% seulement ! Face aux écoles publiques insuffisantes, les salaires alloués aux enseignants irréguliers et les faibles revenus des parents, il est impérieux que la gratuite scolaire soit effectivement d’application, souligne Roger Katembwe.

    Tenant compte de ces aléas, IDay-RDC recommande, d’abord, au Gouvernement central de : « placer l’éducation comme priorité des priorités dans son action contre la pauvreté ;  prioriser les droits à l’éducation des jeunes filles en particulier, à la culture de la tolérance et du respect de l’environnement, présenter les actes concrets de la volonté gouvernementale de consacrer la gratuité de l’enseignement fondamentale; revisiter à la hausse le budget alloué au secteur de l’éducation à 10% du budget national, mettre sur pied un fonds national de promotion pour l’éducation et l’accompagnement des vulnérables…

    Aux gouvernements provinciaux, Iday recommande de : « Renforcer les capacités d’interventions des écoles privées en formation et infrastructures; instaurer des écoles de devoir et des écoles de vacances afin d’occuper les enfants à des loisirs sains;  reconnaître les statuts de travailleurs sociaux et éducateurs de rue, privilégier la formation des jeunes de la rue et autres dans les métiers…

  A la communauté Internationale, Iday articule : « Considérer l’analphabétisme comme un facteur de sous développement dans le monde et de ce fait accompagner la RDC dans ses efforts, appuyer conséquemment les actions de la société civile au même titre que celle du Gouvernement…»

            Enfin, aux acteurs de la société civile de: « Maintenir le dialogue social entre gouvernements et gouvernés et faire régner la démocratie participative; renforcer le travail en synergie en vue d’une capitalisation des résultats; rester le protecteur, l’éclaireur de la population dans tous les domaines de la vie….»

   Invité à ce plaidoyer pour l’investissement dans l’éducation, le Vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa a enrichi le débat: «  Nous suivons au pas l’application de la constitution de notre pays de rendre obligatoire la gratuité de l’enseignement primaire. Nous restons vigilants sur le crédit accordé à l’éducation dans la province de Kinshasa. Du reste, étant élu du peuple, nous allons soutenir toute action de revendications de la société civile en ce sens… » 

            En conclusion, Nathan, jeune enfant de rue a adressé un message pathétique à tous: « La vie a sensiblement baissé. Mais, votre devoir est de nous assurer une éducation digne. Le droit à l’éducation, c’est d’être à la meilleure école, avoir une bonne maison et vivre décemment dans la communauté. 

 

Eddy Kabeya    

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