Education électorale : un ancien boursier US édifie la jeunesse sur la gestion apaisée d’une période électorale

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Responsable d’une ONG qui s’occupe de l’encadrement des femmes et des enfants victimes du VIH/ SIDA, Benjamin Muma profite de cette période de la campagne électorale pour souligner le rôle combien important de la jeunesse avant, pendant et après les élections.

Le Phare : Comment la jeunesse devra-t-elle s’impliquer dans le processus électoral ?

Benjamin Muma : Pour qu’elle s’implique dans le processus électoral, la jeunesse doit être encadrée à travers des structures. Nous pouvons ici dire que ça peut être la société civile, ça peut être les partis politiques. Elle peut alors connaître comment apporter un plus ou un apport quelconque aux élections.

L.P. : Que doit précisément savoir la jeunesse sur les élections ?

La jeunesse doit d’abord savoir ce que sont les élections. Pourquoi doit-on faire les élections ? Faire les élections, c’est porter un choix sur un candidat qui puisse être notre représentant auprès des institutions. C’est comme les kinois disent «notre molobeli», quelqu’un qui va parler de vous auprès des institutions. Il doit savoir pourquoi il doit effectivement élire ce candidat ; quelles sont les raisons pour lesquelles il porte son choix sur un monsieur ou une dame x, y. Qu’est-ce qui fait qu’il a une certaine attirance vers lui et non pas une autre personne. Il doit savoir pourquoi.

Pensez-vous que la jeunesse congolaise est prête à jouer ce rôle pendant le processus électoral ?

Je crois que la jeunesse congolaise à un rôle à jouer. Et ce rôle est à jouer à trois niveaux : avant, pendant et après les élections. Et je pourrai ici dire que la jeunesse à qui nous avons à faire dans le processus électoral est active, celle ayant l’âge de 18 révolu. C’est celle qui est plus habilitée à poser un choix sur un candidat. Et je disais qu’il a un rôle à jouer avant, pendant et après les élections. Avant, c’est-à-dire qu’il a le droit de s’informer, savoir pourquoi un tel processus électoral dans notre pays. Il ressort de quelle juridiction électorale ? Et pourquoi il ne doit pas voter pour tel monsieur ? Il a le droit de connaitre son futur candidat car il y en a plusieurs. Ca peut être une dame, ca peut être un monsieur. Mais pourquoi il doit porter un choix sur x ? Et ce candidat, quelle est sa vision ? Quelles sont ses idées et quel est son plan d’action? A quoi pourra-il être utile pour sa juridiction électorale ou sa communauté ? il doit éviter de se faire manipuler au travers les influences tribales. Mais il doit voir la vision de l’homme qu’il doit réellement conduire vers les institutions, qui doit défendre ses droits et ses avantages.

Et pendant les élections, il a le rôle de se présenter au bureau électoral de sa juridiction pour pouvoir opérer un choix sur son candidat. Et ce choix doit être librement consenti. Il doit se présenter aux urnes, dans un isoloir avec son stylo pour noter son candidat sur la carte de vote. Il doit aussi s’assurer que le choix de son candidat s’opère devant un témoin sûre qui peut être de la société civile ou une institution quelconque. Mais que ce témoin-là puisse être un témoin valide, à même de l’encadrer pendant qu’il est au bureau électoral. Enfin, après les élections, la jeunesse a un rôle à jouer. Elle doit connaitre la date de la publication des résultats de ce candidat qu’elle a voté. Elle doit se préparer pour accueillir ces résultats dans la calme. Elle doit éviter les conflits en acceptant les verdicts des urnes.

Quel message adressez-vous à la jeunesse congolaise ?

Vous avez plus de 18ans, vous avez droit à opérer un choix sur un candidat qui sera votre représentant auprès des institutions. Vous devez le faire en âme et conscience. Le faire parce que vous connaissez bien la vision de la personne, son programme d’action ; le faire puisque vous êtes citoyen du pays et avez le droit d’opérer un choix.

Propos recueillis par Sylvestre Saidi Nyota

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