Ebola : les médias et les enseignants outillés contre la prévention

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EBOLA 1Des préfets d’écoles et des professionnels des médias ont suivi un briefing sur la maladie à virus Ebola le vendredi 19 septembre 2014 à Gombe. Organisé par Change, une Ong à vocation sanitaire, ce briefing a été animé par les docteurs  Jules Bongongo,  MolsVaka ….. , respectivement directeur au Programme National de Santé Scolaire et Universitaire, expert en santé publique et deux autres intervenants.

MolsVaka et consorts ont retracé à l’intention des médias et des enseignants  les caractéristiques,  l’historique, les modes de transmission  d’Ebola et conseils clé pour ne pas attraper cette épidémie.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, ils ont affirmé qu’Ebola a réapparu en RDC peu de temps avant la rentrée scolaire.  La prévention étant le plus grand remède pour faire face à Ebola, il est nécessaire de parfaire les connaissances des enseignants et des professionnels des médias sur cette épidémie.

            « Vous avez une responsabilité morale   en matière de prévention d’Ebola.  Rejoignez-nous dans notre  lutte », a-t-on entendu.

             Ils ont dit plus loin que  les premiers cas ( 318 et 224 décès) d’Ebola ont été enregistrés pour la première fois en RDC en 1976. On a connu ensuite des cas analogues au Soudan ( 150 décès)  et en Angleterre la même période.  L’année suivante, une personne atteinte d’Ebola est décédée en Ituri. Deux ans plus tard, Nzara au Soudan a enregistré  de nouveau  ( 32 cas et 22 décès). Les Philippines, la Côte d’Ivoire, l’Ouganda,  la RDC….. ont enregistré plusieurs cas et décès toujours liés à cette maladie.

            Deux ou vingt et un jours après la contamination, Ebola se manifeste par des signes avec des douleurs abdominales et musculaires, nausées, vomissures, saignements au nez, aux gencives, fatigue intense….. et se  transmet par la sueur, le sang, les vomissures,  la salive, le sperme…

            Les personnes ayant été en contact  avec des malades, manipulé du gibier contenant le virus Ebola,  ou infectées  par des objets dont se sont servis les gens contaminés… peuvent l’attraper.

Du déjà vu

            Les intervenants  ont demandé à leurs hôtes d’éviter la panique et tout contact avec les personnes atteintes d’Ebola surtout si on n’est pas protégé par des gants, masques, bonnets. Ensuite, il faut courir d’urgence vers un centre de santé le plus proche dès que les premiers signes apparaissent.

            Les questions de l’assistance ont porté sur l’utilisation du plasma dans le traitement d’Ebola, les raisons de la prévalence de cette épidémie en Afrique et non en Europe. Ou encore pourquoi on a appelé cette épidémie « Ebola ».

            Reprenant la parole, Jules Bongongo et consorts ont dit qu’en 1995 l’épidémiologiste Muyembe avait fait état de la possibilité  de traiter  une personne  atteinte  d’Ebola en lui transmettant le sang de celui qui est guérie de cette épidémie.  A l’époque, on n’en avait pas tenu compte et  aujourd’hui, les américains y font  suite. Il est de plus en plus indiqué que les congolais ont l’expertise sur cette épidémie.  Quant aux phytothérapeutes et autres tradi praticiens qui se hasardent à raconter avoir trouvé le médicament  censé guérir Ebola, il faut s’en méfier.

            L’apparition et même la récurrence d’une épidémie dans un coin donné s’explique par le phénomène appelé «tringle épidémiologique» plusieurs choses, à savoir, l’agent pathogène, le milieu ….. C’est pour cela qu’Ebola est fréquent en Afrique où il y a la  forêt équatoriale. Pour mieux combattre Ebola, il est nécessaire d’avoir une approche multisectorielle.

            En 1976, il y a eu plusieurs cas des décès au village  Yambuku à l’Equateur. Cette localité est traversée par la rivière Ebola d’où le nom donné  sà cette  fièvre hémorragique.

Jean- Pierre Nkutu

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