La Dynamique, G7 et le Front Citoyen indignés

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cours constitutionnelleL’arrêt de la Cour Constitutionnel sur la saisine des députés de la Majorité en interprétation de l’article 70 de la Constitution  aprovoqué un électrochoc dans le camp des opposants au glissement et au troisième mandat du Chef de l’Etat. Dans une déclaration commune datée du 13 mai 2016 et lue par le député national Fabrice Puela, au siège des Fonus, sur l’avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu, La Dynamique,  le G7 et le Front Citoyen accusent la Cour Constitutionnelle d’avoir violé délibérément les articles 70, 220 et
218 de la Constitution.

« Après son Arrêt inconstitutionnel du mois d’août 2015, la Cour Constitutionnelle vient de démontrer, une fois de plus, qu’elle est au service du pouvoir en place et de ses sociétaires pour leur permettre de demeurer au pouvoir contre la volonté du peuple congolais, qui exige l’alternance démocratique en 2016 », a déclaré Fabrice Puela, en
présence de Vital Kamerhe, Pierre Lumbi, Gilbert Kiakwama, Ingele Ifoto…

Les membres du G7, de la Dynamique et du Front Citoyen dénoncent « le coup d’Etat » opéré, selon eux, par les 9 juges de la Cour Constitutionnelle. Ils rappelent l’article 73 de la Constitution qui dispose : « le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission Electorale Nationale Indépendante 90
jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

« De plus, en vertu de l’article 74 alinéa1er , le président de la République entre en fonction dans les 10 jours qui suivent la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle », ont-ils ajouté, avant de lancer un appel vibrant aux forces vives de la nation pour une mobilisation générale en vue du respect de la Constitution  et de l’organisation des élections dans les délais fixés par la loi fondamentale.

Sur un autre registre, la Dynamique, le G7 et le Front Citoyen ont dénoncé une fois de plus les tueries à Beni, l’acharnement  contre les acteurs de l’opposition et la répression contre la population de Lubumbashi.

ERIC WEMBA