Du 4 au 6 août : Sommet USA/Afrique, le rendez-vous de la démocratie à Washington

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usa-info-afrique.com_Le ton de ce sommet a été donné au lendemain de la publication de la liste des chefs d’Etat invités et sur laquelle ont été délibérément omis des noms de certains d’entre eux et pas des moindres. C’est ainsi que Robert MUGABE du Zimbabwe, Omar El BECHIR du Soudan et Isaaya AFEWORKY de l’Erythrée n’effectueront pas le déplacement de la capitale fédérale, car considérés comme faisant partie de ceux que l’un des prédécesseurs de Barack OBAMA qualifiaient des dirigeants des « Etats voyous » du fait de leur comportement délibérément méprisant vis-à-vis des droits de l’homme.

            Ce sommet, rappelle-t-on, va se pencher sur trois axes principaux, à savoir la démocratie, la sécurité et la coopération entre les Etats-Unis et l’Afrique. Le volet démocratie constitue, à n’en point douter, le sujet qui fâche, dans la mesure où il va insister particulièrement sur la notion de l’alternance au pouvoir, le respect du nombre et la durée des mandats à la tête du pays et l’organisation des élections libres, transparentes et démocratiques. Barack OBAMA avait déjà lancé le ton pendant la brève escale à Accra au Ghana lors de sa toute première visite en Afrique en tant que chef de l’Etat, en insistant sur la nécessité d’instaurer dorénavant des institutions fortes en lieu et place des hommes forts comme ce fut le cas à l’époque de la guerre froide, avec des régimes dictatoriaux pour contrer l’avancée du communisme sur le continent africain. Un Etat de droit, c’est aussi le fait que les dirigeants ne gardent pas éternellement le pouvoir, a déclaré lundi dernier Barack OBAMA, lors de sa rencontre avec 500 étudiants africains qui participaient à un programme d’échanges baptisé « Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders ». Avant de souligner que « le Monde a besoin d’une Afrique forte et autonome ».

            Pour le volet sécuritaire, Washington est préoccupé par la montée fulgurante du terrorisme d’obédience islamiste à travers certains Etats du continent africain au Sud du Sahara et à l’Est et qui menace sérieusement les programmes du développement, de la démocratie et du respect des droits de l’homme. Les Etats-Unis d’Amérique, selon les vœux de son président OBAMA, tiennent à aider les Etats africains à résoudre ce fléau qui risque de se répandre à travers tout le continent et pourquoi pas jusque sur le territoire des Etats-Unis. Le spectre tragique du 11 septembre 2001 n’a pas encore été totalement évacué des mémoires de l’américain moyen. C’est dans ce cadre que des appuis financiers seront fournis pour les programmes de renforcement des capacités, des séminaires de formation des agents travaillant dans des organismes chargés de veiller au maintien de la paix et à la sécurité des personnes et leurs biens, à l’instar des institutions spécialisées du système des Nations-Unies telles la MONUSCO, MINUAR, MONUB et autres qui opèrent déjà dans certains Etats du continent.

            Le secteur de la coopération va bénéficier de l’accroissement des échanges entre les Etats-Unis d’Amérique et ses partenaires africains et ce, dans tous les domaines de la vie. Des échanges basés sur les principes sacro-saints du respect mutuel, du partenariat gagnant-gagnant, du libre-échange, de la concurrence loyale, du partage d’expériences, etc.

                        F.M.        

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