Du 27 au 29 août 2012 : Kinshasa abritera le «Forum sur les assises du climat des affaires»

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En rapport avec le processus de l’amélioration du climat des affaires en République démocratique du Congo, il se tiendra à Kinshasa la semaine prochaine un «Forum sur les assises du climat des affaires».  Organisé par le CPCAI (Comité de pilotage de l’amélioration du climat des affaires et des investissements), ce forum s’assigne comme objectif : la relance de la feuille de route sur les réformes nécessaires à l’amélioration du climat des affaires, en se basant notamment sur les dix principaux indicateurs du Doing business qui sont : la création d’entreprise, l’obtention des prêts, le paiement des taxes et impôts, le solutionnement de l’insolvabilité, le transfert de propriété, le commerce transfrontalier, l’obtention de permis de construire, la protection des investissements, l’exécution des contrats, et le raccordement à l’électricité.

En outre, ces assises visent à instaurer un partenariat entre les opérateurs économiques et les pouvoirs publics, sous le discret arbitrage du CPCAI que dirige Me Alexis Mangala Ngongo et des experts indépendants. Cela en vue de déterminer les réformes pertinentes à l’amélioration du climat des affaires, de s’accorder sur la meilleure approche pour la mise en place effective desdites réformes, réactualiser la feuille de route existante et déterminer les mécanismes de sa mise en œuvre effective et efficace. Concernant les exposés, ils porteront entre autres sur l’amélioration du climat des affaires en général, les principaux indicateurs du Doing business, la revisitation de la feuille de route actuelle et ses contraintes.  Quant aux ateliers, on en aura deux au total, composés chacun de 25 personnes au maximum. Les participants débattront des indicateurs du Doing business en les rapprochant de la feuille de route existante, tout comme des avis des principaux protagonistes que sont les opérateurs économiques et les pouvoirs publics. Pour ce faire, l’atelier 1 se penchera sur les principaux indicateurs du Doing business sus-énumérés. Tandis que le second se basera sur le climat des affaires en général.


    En ce qui concerne le nombre de participants, quelque 100 personnes issues des structures et institutions publiques prendront part à ce forum. Elles viendront notamment de la présidence de la république (collège juridique et économique), du parlement (toutes les deux chambres : Assemblée nationale et Sénat), du gouvernement (c’est-à-dire de la primature et des ministères ci-après : Intérieur, Budget, Finances, Plan, Economie et Commerce, Justice, Affaires foncières, Ressources hydrauliques, Industrie, Emploi et Travail, Environnement), et enfin des administrations suivantes : DGM, OCC, Hygiène, Douanes, Cadastre, Notariat, ANAPI, FPI.
    Pour leur part, les délégués des opérateurs économiques proviendront des structures ci-après : FEC, ANEP, COPEMECO, FENAPEC, Organismes de micro-crédit, Chambres de commerce, attachés économiques et d’ambassades.
    Pour ce qui est des partenaires au développement,  leurs délégués proviendront des organisations suivantes : Banque mondiale, SFI, BAD, AFD, DFID, PNUD.

Climat des affaires : quid ?

    Le climat des affaires qui défraie la chronique se définit comme un ensemble de facteurs (politiques, juridiques, économiques, sociologiques, etc.) qui permettent à un opérateur économique de décider d’investir dans un endroit donné. Exemple : la stabilité macro-économique, stabilité politique, justice juste et indépendante, qualité des services de télécoms, coût et disponibilité de la main d’œuvre qualifiée, fiscalité des entreprises, disponibilité et coût de l’énergie, disponibilité des ressources naturelles, accessibilité à la propriété immobilière, réglementation du travail, coûts opérationnels, etc.
A ce sujet, le diagnostic du climat des affaires en RDC relève un constat malheureux. D’où la nécessité de la revisitation en vue de son amélioration.
    La RDC souffre d’une réglementation économique et commerciale vétuste et inadaptée aux réalités actuelles du monde des affaires ; une fiscalité complexe, élevée et peu incitative à l’investissement direct ; des difficultés d’accès au financement ; absence de procédures transparentes ; insuffisance et défectuosité des infrastructures de base ; difficultés d’accès à l’énergie électrique, insécurité juridique et judiciaire et tracasseries administratives et policières, etc.
    Enfin, la position peu enviable de la Rdc dans les rapports Doing Business constitue un véritable handicap pour l’investissement.
    Ainsi, le pays a été successivement classé 182ème sur 183 pays dans le DB 2010, 175ème sur 183 pays dans le DB 2011, et 178ème sur 183 pays dans le DB 2012 en cours.

Dom  

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