Droits de l’homme : la Commission Africaine privilégie les progrès

0
24

La présidente de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Reine Alapini-Gansou, a soutenu que son organisation privilégie les critiques positives aux négatives, dans son appréciation de l’état des droits de l’homme en Rd Congo en particulier et en Afrique en général. Elle répondait ainsi à une question de notre journal qui voulait connaître son appréciation en ce qui concerne notre pays qui est critiqué à ce sujet, non seulement par les instances de l’Onu, mais aussi par celles de l’Union  européenne. C’était à l’occasion du point de presse sanctionnant la fin d’une mission de la délégation de cette Commission dans notre pays ; organisé le 09 avril 2011 par le Ministre de la Justice et des Droits humains dans la salle de réunion de son ministère, dans la commune de la Gombe.

En introduisant cette rencontre avec la presse, Reine Alapini a noté qu’elle et sa délégation ont effectué cette visite du 1er au 9 avril 2011 à la demande du gouvernement de la Rd Congo. En effet, a-t-elle expliqué, les Africains ont leurs méthodes d’approches des questions de Droits de l’homme qui diffèrent de celles des Européens.

 Elle a noté que la Rdc est un pays post conflit qui renaît de ses centres et nous et dans son appréciation, la Commission privilégie les progrès accomplis et les défis qui restent à relever. En outre, elle dit tenir aussi compte de la bonne volonté politique qui se manifeste. Elle pense que tous ces paramètres amènent à une critique positive qui aide à aller de l’avant. A cette occasion, elle a lu le communiqué final de leur visite dans notre pays qui résumait les objectifs de  la mission et les résultats obtenus.

Persistance de plusieurs défis liés au respect de Droits de l’Homme

Le communiqué lu par la présidente relève que la délégation avait pour objectifs de promouvoir la Charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples ; échanger avec les représentations du gouvernement de la Rd Congo et toutes les autres parties prenantes et partager avec ceux-ci les expériences réussies et les bonnes pratiques identifiées ailleurs. Cette visite visait également d’échanger sur les progrès et les défis dans le domaines des droits humains en général  en Rdc, et dans certains domaines spécifiques, à savoir, les droits de la Femme ; la situation des prisons et des lieux de détention ; la question de la torture ; les droits économiques, sociaux et culturels ; les droits des défenseurs des droits de l’homme ; la question de la peine de mort. Enfin, le communiqué note que la visite visait également à s’enquérir du suivi des recommandations issues de l’examen du dernier Rapport périodique consolidé de la Rdc.

Le communiqué souligne des échanges fructueux que la délégation a eu avec les hautes autorités de la Rdc, les organisations de la Société civile et  les agences spécialisées du système des l’Onu en Rdc. Il note avec satisfaction qu’au moment où s’effectuait cette visite, le Parlement a adopté la loi pénalisant la pratique de la torture. Il relève aussi la persistance de plusieurs défis liés au rejet de la loi sur l’abolition de la peine de mort ; la lenteur dans l’adoption d’un nouveau Code de la Famille non discriminatoire ; la situation dramatique, inhumaine et dégradante de la condition des hommes, des femmes et des enfants dans les prisons et les lieux de détention. Enfin, il stigmatise les conditions d’insécurité précaire dans lesquelles opèrent les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes ; conditions de nature à mettre en danger leur intégrité physique et leur vie.

SAKAZ

LEAVE A REPLY

*