Droits de l’homme : 411 cas de violation documentés en janvier

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jose anarazLe directeur du Bureau Conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme(BCNUDH), José Maria Aranaz, a présenté, hier mercredi 17 février 2016, le rapport mensuel de son organisation sur les principales tendances des violations des droits de l’homme commises au mois de janvier 2016 en République Démocratique du Congo (RDC). A l’en croire, le BCNUDH a enregistré au moins « 411 cas de violations » sur l’ensemble du territoire national. Les provinces les plus martyrisées restent les mêmes : Nord Kivu, Sud Kivu et Orientale. « Le total de 411 violations des droits de l’homme perpétrées au mois e janvier, représente une hausse par rapport au mois de décembre 201…», a souligné le Directeur du BCNUDH en RDC, José Maria Aranaz, qui a présenté ce rapport mensuel aux journalistes au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC.

Le BCNUDH indexe les agents de la Police nationale (PNC), des Forces armées congolaise (FARDC), de l’Agence nationale des renseignements (ANR), des autorités administratives et les groupes armés d’avoir été « responsables de ces 411 violations ayant fait de nombreuses victimes ».

Au sujet de l’actualité liée à l’appel à la ville morte lancé par une frange de l’Opposition et de la Société civile, le numéro 1 du BCNUDH a indiqué que 12 arrestations et plusieurs cas d’intimidation ont été enregistrés le mardi 16 février à Kinshasa au cours de cette journée. Ce sont des membres de l’opposition et de la société civile qui ont fait l’objet de répressions.

Tout en affirmant que des cas d’intimidation et de répression ont également été enregistrés avant le 16 février, le BCNUDH a rappelé celui de l’arrestation d’un membre du parlement, Martin Fayulu, qui essayait de faire la mobilisation de la population pour l’organisation des élections dans le délai constitutionnel.

 José Maria Aranaz a relevé également les menaces du gouvernement de sanctionner ceux qui participaient à la mobilisation pour la journée « ville morte ». « Pendant la journée d’hier, on a constaté plusieurs arrestations des membres de la société civile et de l’opposition à Kinshasa, à Goma, à Uvira et à Matadi. A la fin de la journée, on a rapporté au moins douze personnes qui restent encore en détention. Nous continuons de faire notre suivi et nous restons vigilants pour voir s’il y aura des représailles contre ceux qui ont participé à la mobilisation d’hier », a ajouté le directeur du BCNUDH.

Tshieke Bukasa