Le droit international humanitaire commémoré à l’Unikin

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unikinLes étudiants en droit de l’Université de Kinshasa(Unikin) ont pris d’assaut la salle Mgr Luc Gillon, le 22 novembre 2014, en vue de célébrer le droit international humanitaire (DIH), autour du thème « 150 ans d’action humanitaire et pertinence du droit international humanitaire à ce jour ». Cette journée de sensibilisation organisée par le Centre d’études en règlement des différends internationaux en Afrique et le Centre de recherche interdisciplinaire pour la protection et la promotion des droits de l’homme en Afrique centrale en collaboration avec le Comité international de la croix–rouge, (CICR), avait comme public cible, les autorités académiques, le personnel académique, scientifique et administratif, les étudiants ainsi que des représentants des institutions nationales intéressés.

Son objectif : sensibiliser la communauté universitaire au droit international humanitaire et réfléchir sur la pertinence contemporaine de ce droit ainsi que faire connaitre le CICR et son rôle dans le développement du DIH. Plusieurs intervenants ont exposé sur la matière essentiellement composée du droit international humanitaire, à l’instar du professeur Raphael Nyabirungu qui s’est appesanti sur le respect des règles relatives à la conduite des hostilités, suivi du professeur Ivon Minashang qui a exposé sur l’évolution du droit international humanitaire et sa pertinence actuelle.

Quant au professeur Dieudonné Kalindye, il a exposé sur le rôle des universités dans la promotion et la mise en œuvre du droit international humanitaire, tandis que Mme Claudine Mushobekwa a exposé sur « le CICR et la protection des victimes des conflits armés : présentation et étude du droit coutumier ».  Cette conseillère juridique au CICR a évoqué la source du droit international humanitaire qu’est le droit coutumier, lequel droit se retrouve dans toutes les traditions.

Somme toute, selon les organisateurs, dans les conflits armés contemporains, les civils sont les principales victimes des violations du DIH commises tant par des Etats que par des acteurs non étatiques. Du fait de la nature des conflits armés contemporains, l’application et le respect du DIH continuent de poser des défis dans plusieurs domaines, allant de la qualification des conflits armés à l’utilisation de nouvelles technologies.

Les résultats d’une étude majeure sur le DIH ont confirmé, selon un document du CICR, la pertinence du droit, mais aussi identifié des lacunes importantes dans la protection juridique conférée par le DIH. Des débats organisés au sein des milieux académiques peuvent ainsi contribuer à remédier à ces lacunes en étudiant des pistes visant au renforcement du DIH et par là-même à améliorer l’efficacité des mécanismes visant à assurer son respect.

Il sied de noter que ces types de journées offrent une plate-forme idéale et utile pour discuter des défis à relever aujourd’hui en matière de DIH et étudier les solutions possibles pour aller de l’avant.

Tshieke Bukasa

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