Droit de réponse au journal « Le Phare »

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mukungubileDans l’article titré « Réunion de l’Ile de Gorée : des questions troublantes » publié par Le Phare le 14 janvier 2016, le quotidien relaie la fausse information parue dans la presse locale faisant état de la présence du prophète Joseph Mukungubila à la conférence de l’île de Gorée au Sénégal, en ces termes : « …les  dernières révélations de la presse locale font état de la présence à l’Ile de Gorée de Mbusa Nyamwisi, ancien chef du mouvement rebelle RCD/K/ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/ Kisangani/ Mouvement de Libération) et du pasteur Paul Mukungubila, commanditaire des attaques armées ayant secoué les villes de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kindu le 30 décembre 2013… ».
Si le journal, à juste titre, met en doute « leur expertise dans les domaines de subversion et de l’insurrection armée », nous devons regretter cependant qu’il manque la même réserve quant à la présence à l’ile de Gorée du prophète Mukungubila, faussement alléguée  par cette presse locale précitée. Le conditionnel aurait donc dû être de rigueur ; d’autant plus que toute la communauté congolaise et même internationale savent que Mukungubila se trouve en Afrique du Sud où il est en procédure d’asile depuis l’attaque armée perpétrée par le gouvernement congolais à sa résidence du quartier Golf à Lubumbashi, le 30 décembre 2013 où furent assassinés plus de 200 disciples du prophète (dont certains enterrés vivants), qui étaient réunis là en prière. C’est à la suite de cette attaque de Lubumbashi que les autres disciples, à travers le pays, avaient manifesté sans armes (cfr propos d’Alexandre Luba Tambo, ministre de la défense de l’époque) notamment à Kinshasa (RTNC, camp Tshatshi, Aéroport de N’djili…) et à Kindu. Le rapport détaillé du très sérieux organisme international, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH) affirme sans ambages que c’est le gouvernement congolais qui a massacré plus de 300 civils non armés, essentiellement des disciples de Mukungubila dont plus de 200 dans le carnage de la résidence à Lubumbashi. Ce rapport est consultable à tout moment sur le site de la FIDH.
Si nous nous permettons de revenir sur ces événements malheureux c’est parce qu’en lisant le même article du Phare, nous avons également été stupéfaits de voir que l’auteur de l’article traite Joseph Mukungubila de « commanditaire des attaques ayant secoué les villes de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kindu le 30 décembre 2013… ». Ce journal peut-il nous dire sur quels faits objectifs se base-t-il pour porter de telles allégations contre le prophète ; et de quelle décision de justice (même congolaise) s’inspire-t-il pour le présenter comme commanditaire de ces attaques du 30 décembre 2013? A contrario, nous pouvons rappeler aisément que la justice sud-africaine avait complètement innocenté Mukungubila face à toutes les accusations mensongères formulées par le pouvoir de Kinshasa à son encontre,  cherchant par là à le faire extrader du pays de Mandela. Par ailleurs, dans le jugement rendu en juin 2015 sur le procès des disciples de Mukungubila à Lubumbashi, le prophète a été mis hors de cause dans cette affaire. Le Phare a la possibilité de vérifier nos dires auprès de la juridiction concernée, en l’occurrence la cour d’ordre militaire de Lubumbashi.
          Nous déplorons, enfin, que le journal, pourtant considéré comme parmi les plus sérieux de la république, puisse rééditer cette affirmation diffamatoire à l’encontre de Mukungubila alors même qu’en mai 2015 nous avions dû publier dans le Phare un droit de réponse sur le même sujet.
          Il ne nous reste plus qu’à espérer qu’à l’avenir, avant de parler de Joseph Mukungubila en des termes non conformes à la vérité, le journal se donnera la peine de vérifier au préalable, auprès des sources crédibles et dignes de foi, y compris lui-même ou son bureau dont les coordonnées sont connues par vous et par la presse en général.
Bureau de Joseph Mukungubila