Dr JB SONDJI rouvre le dossier de l’assassinat de Mzee Kabila

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C’est peut-être la suite logique du verdict rendu il y a près de dix ans par l’inoubliable Cour d’Ordre Militaire dans l’affaire de l’assassinat de Mzee L.D. KABILA. En effet, outre les lourdes peines de mort rendues par cette juridiction d’exception abolie juste à l’avènement du système de 1+4, elle avait fait aussi savoir que les enquêtes se poursuivaient pour en savoir davantage sur la fin tragique du troisième chef d’Etat congolais et le tout premier à connaître ce sort non enviable dans ce pays.

Dans la fougue des échanges peu amères entre lui, le Dr Emile ILUNGA et Jeannot MWENZE Kongolo lors de l’enregistrement de l’émission réalisée à la Halle de la Gombe par des confrères de la RFI, le Dr JB SONDJI a accusé d’avoir une grande part de responsabilité dans la mort de Mzee L.D KABILA. Et pour bien se faire comprendre, le DR SONDJI a rappelé que sur le lieu du drame, il n’avait trouvé que quelques gouttes de sang, ce qui ne s’explique pas du tout, car si feu L.D. KABILA avait été abattu par des balles au niveau de la gorge, il devrait perdre au moins cinq litres de sang. Preuve s’il en faut, a signalé le Dr SONDJI, qu’il avait été exécuté ailleurs et qu’on était venu le déposer là  pour brouiller les pistes.

Face à de tels arguments en béton lâchés par un médecin chirurgien, l’ancien ministre de la Justice sous Mzee est resté sans réponse tandis que le regardant tout droit dans les yeux, le Dr Emile ILUNGA en a profité pour enfoncer davantage le clou. En rappelant un entretien entre trois chefs d’Etat au cours duquel l’un d’eux avait balancé à la face du chef de l’Etat congolais qu’ils allaient refaire ce qu’ils n’avaient pas réalisé en 1986. Avant de demander à Jeannot MWENZE Kongolo de révéler au public le nom de ce chef d’Etat. Et surpris et fort gêné, celui-ci n’aura que ces : « ma mémoire me trahit » ce qui a provoqué les huées et les sifflets dans l’auditoire de la halle de la Gombe.

Ainsi donc, à en croire le Dr SONDJI, la justice devrait se saisir de Jeannot MWENZE Kongolo dès lors qu’il s’est toujours efforcé d’innocenter l’ex-colonel Eddy KAPEND et ses compagnons d’infortune condamnés à mort car reconnus coupables d’avoir pris une part active dans l’assassinat de Mzee L.D. KABILA le 16 janvier 2001. De ce fait, Jeannot MWENZE Kongolo devrait révéler à la justice du pays les identités de vrais assassins et commanditaires, a indiqué l’un des enfants terribles de la Conférence Nationale Souveraine sous les applaudissements nourris de la salle.

Faut-il s’attendre à un mandat d’arrêt contre l’ancien animateur de l’Ong ANACOZA dans laquelle Mzee avait puisé pour recruter ses collaborateurs lors de la guerre de l’AFDL ? C’est peu probable car cet homme dispose encore des relations solides dans le gouvernement parallèle qui décide en dernier ressort, sans oublier que son interpellation risque d’ouvrir la boîte de Pandore. Qui a besoin de la réouverture du procès de l’assassinat de Mzee L.D. KABILA ? A moins de vouloir rouvrir les plaies non encore ou mal  cicatrisées et pour quel dividende politique ? Cependant, l’intérêt de ces échanges résiderait dans le fait que c’est celui qui passe pour le gardien de l’héritage de Mzee L.D. KABILA qui est mis en cause par deux anciens collaborateurs du président de l’AFDL. Comme quoi la révolution finit toujours par tuer ses propres enfants. Désormais, Jeannot MWENZE Kongolo aura du mal à faire oublier l’image d’un traitre et qui sait s’il ne sera pas un jour rattrapé par la justice.

F.M.   

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