Dossier FPI à l’Assemblée Nationale : Mbengele livré en pâture

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FPI-1 Le dossier du Fonds pour la Promotion de l’Industrie vient de connaitre un nouveau rebondissement à l’Assemblée nationale à la séance plénière d’hier mercredi 15 juin 2016. C’était avant la cérémonie de clôture de la session de mars.
Alors que l’opinion attendait des sanctions contre les ministres et députés incriminés dans le rapport d’enquête parlementaire sur la situation de cet établissement public, la plénière de la chambre basse a opté hier mercredi 15 juin 2016, au Palais du peuple, de manière expéditive, pour la suspension de l’Administrateur-délégué général du Fonds Pour la promotion de l’Industrie (FPI), Mbengele, ainsi que de
son adjoint.
En dépit des sages orientations du président de l’Assemblée, Aubin
Minaku,  lors du débat sur les recommandations de l’Assemblée
nationale adressées  au gouvernement, la majorité de députés est resté
intraitable.
La plupart des élus du peuple ont réclamé la tête du patron du FPI
sans autre forme de procès.
L’idée du speaker de la chambre basse de recommander au gouvernement
de prendre des mesures idoines sur la gestion du Fonds pour la
promotion de l’industrie, a été rejetée par la majorité des députés au
profit de celle de leur collègue Botakile qui proposait sans mettre
les gants, la suspension de l’ADG du FPI et de son adjoint.
D’après ce député du Palu, cette mesure conservatoire devrait
permettre à la justice de faire son travail en toute indépendance.
Face à l’intransigeance des députés surtout de la majorité, qui
tenaient à tout prix à avoir la tête de Mbengele Tamuk, Minaku s’est
lavé les mains, à la manière de Ponce Pilate en se pliant à la
décision de la plénière souveraine.
Toutefois, le président de l’Assemblée nationale a déploré le fait
que les députés ont été plus habités par la passion que la raison dans
leur sentence. Ce qui est regrettable à plus d’un titre.
Dans les couloirs du Palais du peuple, certains députés ont jugé
cette décision trop sévère d’autant plus que selon eux, Mbengele et
son adjoint étaient couverts jusque-là par la présomption d’innocence.
Ils ont rejoint le speaker de la chambre basse du parlement
congolais, qui estimait que l’Assemblée nationale ne devait régenter
le fonctionnement des autres institutions.
Pour bien d’observateurs, l’agitation constatée à la plénière
présageait déjà que le sort de Mbengele était scellé dans les
officines de la majorité.
Certaines langues se sont déliées pendant le débat pour dénoncer la
main noire derrière la recommandation de l’Assemblée nationale
réclamant la suspension la recommandation de ces deux mandataires
publics.
La question qui est restée sur toutes les lèvres, est celle de savoir
si Mbengele et son adjoint n’ont-ils pas payé le prix de leur
collaboration à la mission d’enquête parlementaire qui a abouti à
identifier les bénéficiaires des crédits du FPI et sont demeurés des
insolvables ?
Eric WEMBA