Donneurs bénévoles de sang : le Centre Monkole opte pour un travail en réseau

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Célébrée chaque 14 juin depuis son institution par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2004, la Journée internationale de donneurs bénévoles de sang n’est pas passée sous silence au Centre mère et enfant de Monkole dans la commune de Mont Ngafula, le samedi 14 juin 2014. Pour la troisième fois consécutive, la banque de sang de ce centre hospitalier a organisé une journée de sensibilisation, afin de pousser bon nombre de donneurs  familiaux à se transformer en donneurs bénévoles.

 Avec comme thème « un sang sécurisé pour sauver des mères », il s’est dégagé, avec ce double intitulé  deux des trois objectifs, a soutenu le directeur de la banque de sang, le Dr Adolphe Ndarabu. Il s’agit d’abord d’honorer et de remercier tous les donneurs bénévoles de sang pour la valeur inestimable du don libre et bénévole de leur sang pour sauver des vies. Ensuite, comme deuxième objectif, cette journée s’est voulue une manière d’inviter toutes les personnes en mesure de faire un don de sang d’accomplir cet acte au cours de cette journée internationale. Se référant au thème retenu cette année, le Dr. Adolphe Ndarabu a soutenu que le Centre hospitalier Monkole, en collaboration avec tous ces partenaires a choisi de travailler en réseau afin de mieux aboutir à la réalisation de ce thème. Voilà qui constitue même la valeur de cette troisième journée consécutive. C’est avec cette détermination que la RDC, qui est un pays où un enfant sur dix meurt avant l’âge de cinq ans, souvent à cause de l’anémie, et une femme sur cent meurt à la suite de l’accouchement notamment à cause des hémorragies, s’est engagée à mettre fin à ces pertes en vies humaines à cause des facteurs totalement évitables et maîtrisables. Reconnaissant le bien fondé d’un travail en réseau, l’Association des donneurs bénévoles de sang (ADBS) a pris l’engagement de disponibiliser toujours du sang de qualité en vue de permettre un accès facile et rapide au produit  sanguin de toute nature, et ainsi prévenir tout décès maternel lié à une hémorragie. Même son de cloche de la part d’Olivier Saya, bourgmestre de la commune de Mont Ngafula. Tout en saluant la présence du Centre mère et enfant de Monkole dans sa municipalité, ce dernier a estimé que c’est une garantie d’une sécurité transfusionnelle ainsi que l’encadrement du donneur car, rien ne peut remplacer le don de sang. Le directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le Dr. Luis Sambo, a reconnu que  les progrès réalisés au cours de la décennie passée sur le plans de l’amélioration de la disponibilité et la sécurité du sang dans la région africaine. La collecte de sang auprès de donneurs volontaires non rémunérés s’est avérée plus sûre, plus efficiente et plus efficace que les dons de sang effectués à l’hôpital par des donneurs pour un membre de la famille ou des donneurs de compensation. En dépit de l’augmentation des dons de sang qui ont atteint les 45% de la quantité de sang et produits sanguins dont les pays ont besoin, le nombre de poches de sang collectées reste insuffisant pour combler les besoins de tous les patients surtout en zones rurales. Zones où la mortalité maternelle est généralement élevée, a affirmé le directeur régional de l’OMS. Situation qui résulte souvent du manque d’infrastructures adaptées, conjugué à la pénurie de personnels de santé qualifiés et aux difficultés de communication. Cependant, si le  plus grand défi relevé est d’avoir un système qui peut amener à gérer les donneurs bénévoles, selon le Dr Paul Kabamba du centre national de transfusion sanguine, la RDC peut d’ici 2020 atteindre ses objectifs. Par ailleurs, il faut signaler que plusieurs prix ont été remis aux personnes qui se sont illustrées dans le don bénévole de sang, ainsi des matériels de travail aux diverses structures réparties à travers les communes de Kinshasa.

Yves Kadima

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