La directrice régionale de l’OMS formelle : « Le cancer n’est pas encore vaincu ! »

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A l’occasion de la commémoration de la Journée Mondiale du Cancer 2018 célébré le 4 février de chaque année, Dr Moeti  Matshiso, directrice régionale de l’OMS, a appelé de nouveau les Etats à s’unir et à conjuguer plus d’efforts pour mieux lutter contre le cancer qui cause la mort de 8,8 millions de personnes dans le monde et qui est la deuxième cause de mortalité.

A travers cet appel, Dr Moeti souligne que jusqu’à présent la
bataille pour réduire l’impact du cancer reste encore longue, malgré
les efforts entrepris au niveau de l’échelle mondiale.
A cette occasion, on a indiqué que le cancer est responsable d’un 1/3
de décès. Pourtant, il peut être évité suite à plusieurs facteurs de
risques tels que le surpoids, la faible consommation des fruits et
légumes, le manque d’exercices physiques, le tabagisme et l’usage
nocif de l’alcool.
Elle a fait noter que cette année est importante. Car, elle marque
la fin de la campagne : « Nous pouvons, je peux », initiée  il y a de
cela 3 ans et qui a exhorté les individus, les sociétés et les Etats à
prendre des mesures conséquentes pour réduire l’impact  du cancer.
En RDC, le coordonnateur  national de l’Ong ASSICAS RDC, Célestin
Katshunga, a parlé du rôle de sa structure qui milite depuis 2009, en
faveur de la lutte contre le cancer du sein et celui du col de
l’utérus en RD Congo. Il a appelé les autorités congolaises à une
prise de conscience, face à cette maladie et à mieux s’impliquer dans
la prévention par rapport à la lutte contre le cancer de manière
générale.
Du point de vue du  Coordonnateur d’ASSICAS RDC , la situation du
cancer reste à la fois inquiétante et très déplorable, au niveau de la
capitale Kinshasa et en provinces.
En marge de cette Journée mondiale contre le cancer 2018, Célestin
Kasthunga a aussi condamné cette manie du gouvernement et des ONG de
ne s’impliquer dans la lutte que lors des journées commémoratives en
lieu et place d’une lutte continue. Il a ajouté qu’il n’y aura jamais
une vraie lutte sans l’implication des décideurs.
Il a signalé qu’il était regrettable de constater que 80 à 90 % de
patients des cancers étaient toujours évacués  par des prestataires
des soins vers l’étranger au stade tardif, 3 et 4 très souvent, avec
comme résultats, de nombreux cas de décès.
A la lecture de la situation faite par l’opinion, il est clair que la
RDC présente un tableau sombre par rapport à la lutte contre le
cancer. Cela se justifie par plusieurs facteurs, dont entre autres, la
sous-information de la population, la faiblesse des infrastructures
hospitalières  en équipements  appropriés pouvant permettre de mieux
traiter des cas de cancers, aussi bien au niveau de la capitale qu’en
provinces, alors que le traitement lui-même reste très coûteux, la non
prise en compte des registres de cancers dans les hôpitaux généraux de
référence  l’incapacité sociale des malades d’accéder aux soins
appropriés, faute de revenus convenables, ainsi que la non implication
des membres du gouvernement et principalement du ministère de tutelle,
faute d’un budget conséquent, etc.
Melba Muzola