Diongo propose la surveillance des élections par la Monusco

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Franck-DIONGOC’est au quartier général de la Monusco que le président national du Mouvement Lumumbiste Progressiste, Franck Diongo,  a déposé  hier mercredi 24 février un mémorandum à l’intention du Secrétaire Général de l’ONU   Dans son document, le président du MLP  insiste sur l’organisation des élections présidentielle, législatives nationales dans le délai constitutionnel.

Cet acteur de l’opposition, qui s’oppose fermement au dialogue, demande à Ban Ki-Moon de doter la Monusco d’un mandat de surveillance et de certification des élections pour éviter la débâcle électorale de novembre 2011.

Au chapitre des Droits de l’homme, Diongo sollicite la nomination d’un rapporteur spécial des droits de l’homme en RDC.    

Concerne: Ce que les Congolais attendent des Nations Unies dans la crise, politique actuelle en RDC.

  1. La crise politique actuelle en RDC a été artificiellement créée par le Président Kabila dans le but de se maintenir au pouvoir, coûte que coûte, au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel.
  1. Pour ce faire, il a privé la commission électorale de moyens d’actions et utilisé sa majorité politique dans les institutions de la République pour retarder toutes les élections prévues depuis 2011.
  2. Le dialogue politique qu’il propose maintenant n’est qu’un subterfuge pour légitimer son dessein de changer la constitution et s’offrir la possibilité d’une présidence à vie.
  3. La majorité de notre peuple, toutes les forces politiques et de la société civile, ont déjà signifié au Président Kabila qu’elles n’entendaient pas se soumettre à sa volonté de rompre le consensus politique de 2002 consacré par la Constitution de 2006.
  4. En clair, le peuple congolais dit non au dialogue dilatoire de M. KABILA ainsi qu’à toute violation de la constitution, particulièrement en ce qui concerne le nombre et la durée des mandats présidentiels. C’est dans la même logique qu’il récuse l’actuel Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui vient de s’aligner sur la volonté de M. KABlLA d’ignorer la Constitution .de la République pour ses propres intérêts politiques.
  5. A la grande majorité des compatriotes qui s’expriment légalement et démocratiquement contre son sinistre projet mettant en péril le devenir de la nation, le Président Kabila répond par la restriction de toutes les libertés publiques, accompagnée d’une violence policière et militaire brutale. Le décor est planté pour une explosion de violences qui plongeraient encore le pays dans des horreurs susceptibles d’affecter toute la sous-région.
  6. Ce risque aussi imminent que prévisible est bien connu des Nations Unies qui disposent dans le pays de la mission la plus importante de son histoire.

  1. Face â cette situation dramatique en gestation, mais qui est encore évitable par les efforts conjugués de la classe politique congolaise et de la Communauté internationale, le Mouvement des Lumumbistes Progressistes (MLP) propose que:
  • Les Nations Unies, avec à leur tête le Secrétaire Général, soutiennent avec fermeté l’organisation, au moins de l’élection présidentielle dans les délais constitutionnels, et s’impliquent dans la mise en place, préalablement, d’un pouvoir organisateur des élections neutre et impartial;
  • Lors du prochain renouvellement de son mandat, la MONUSCO soit dotée d’un mandat de surveillance et de certification des élections. On évitera ainsi les cas des deux dernières élections présidentielles où la victoire, plus que contestable, de l’actuelle majorité n’a été imposée que par la force;
  • Face aux violations massives des droits de l’homme qui sont en train de se commettre et dont on craint l’aggravation par un pouvoir qui prépare un passage en force de son plan de maintien aux affaires, la MONUSCO soit placée en permanence sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, et que le Secrétaire Général nomme un Rapporteur Spécial des droits de l’homme dans le Pays.

Franck DIONGO

Président du MLP

Député national