Diongo formel : la CENI sans plan de financement

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ceni - election des gouverneursLe député de l’opposition, Franck Diongo, vient de constater des anomalies dans le rapport annuel de la Commission électorale nationale indépendante déposé sur la table  du Bureau de l’Assemblée Nationale.

Le président du MLP a souligné que ledit rapport est resté muet sur le financement des différents scrutins prévus pour l’année en cours, conformément  à la Constitution.

Diongo a déploré le fait que ce rapport, déposé tardivement,  à la veille de la clôture de la session de mars pour escamoter, selon lui, le débat, ne fait nullement allusion à un plan de décaissement des fonds indispensables pour l’organisation des élections.

De son point de vue, la Commission électorale nationale indépendante vient de prouver à travers ce rapport, sa complicité dans le schéma de glissement planifié par le pouvoir en place en privant le souverain primaire de son droit de choisir  librement ses dirigeants par la voie des urnes.

Il estime que la tripartite CENI-Opposition – Majorité est devenue inopportune, d’autant plus que le bureau actuel de cette institution d’appui à la démocratie dirigée par Corneille Nangaa est déjà dans la logique du glissement tant redouté.

Outre l’absence d’un plan de décaissement des fonds, Diongo a également fustigé le fait que le nombre de candidats aux élections provinciales a été miraculeusement revu à la hausse.

Il fait remarquer que ce rapport de la CENI indique que 24.191 candidats avaient été enregistrés pour les élections provinciales, alors qu’avant le nettoyage des doublons constatés après le dépôt des candidatures, la centrale électorale avait publié une liste de 21.555 candidats.

Il a appelé à la mobilisation générale de la population pour obtenir
la tenue des élections dans le délai constitutionnel.
Le vice-président de l’Alternance pour la République a prévenu qu’en
cas de non tenue de la présidentielle le 27 novembre 2016, le pouvoir
sera remis entre les mains du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi,
au plus tard le 19 décembre 2016, comme président intérimaire pour
organiser les élections.
Pour Franck Diongo, la population, véritable cour populaire de
justice, a lors de la dernière manifestation organisée par
l’opposition, rejeté l’arrêt de la Cour constitutionnelle accordant un
sursis au président Kabila après le 19 décembre 2016, en cas de non
tenue des élections.
Cet acteur de l’opposition a conseillé au président Kabila de se
ressaisir le 30 juin 2016, date marquant l’accession de la République
Démocratique du Congo à la souveraineté nationale, et à l’occasion de
son dernier message à la nation, avant la fin de son mandat
constitutionnel, pour s’aligner sur la voie du respect de la
Constitution afin de sortir par la grande porte de l’histoire.
ERIC WEMBA