Diomi menacé par une hernie aigüe

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Le Collectif des Organisations non gouvernementales de défense des droits de l’homme est vivement préoccupé par la disparition d’Eugène Diomi Ndongala, président national de la Démocratie Chrétienne (D.C.) et la  façon dont le gouvernement  avec légèreté cette disparition. Il  rappelle qu’Eugène Diomi Ndongala est député élu de Kinshasa et porte- parole de la plate-forme « Majorité présidentielle populaire ». Celle-ci  soutien Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président national de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (U.D.P.S.).

Ces précisions sont contenues dans un communiqué qui a fait l’objet d’un point de presse, le jeudi 23 août 2012, au siège de l’ong « Ligue des électeurs » (L.E.), dans la commune de Kinshasa. Plusieurs responsables d’organisations non gouvernementales des droits de l’homme, membres de ce Collectif, étaient présents et montraient leur détermination à combattre ce qu’ils considèrent  comme étant une « instrumentalisation de la justice en RDC au profit des tenants du pouvoir en place ». Parmi eux il convient de citer Me Marie-André Muila Kayembe de Toges Noires, Dieudonné Kabasonga de OSD, Me Jacobs de l’OCDH, Me Sylvain Lumu de la L.E. , Me Bondo, de Avocat sans frontières et avocat-conseil d’Eugène Diomi Ndongala , sans oublier les responsables de ANMDH, CDHM, CODHO, ACAJ, ASADHO etc.

    Lisant le communiqué pour le compte du Collectif, Me Jacobs Baluishi de l’OCDH a rappelé que le 26 juin, aux  environs de 22 h 00, un groupe de policiers sous le commandement du Colonel Kaniama, commandant de la Police national, district de la Lukunga, ville de Kinshasa, est descendu à la permanence de la « Démocratie chrétienne », sise 7 b, avenue Colonel Ebeya, à  la Gombe.. Il a investi les lieux et mis aux arrêts Nsoni Zau et Ntinu Kololo, respectivement élément de la Police nationale commis à la garde de Diomi Ndongala et maçon travaillant sur le chantier de ce dernier, qui ont été embarqués autour de 23h00 pour le commissariat de la police/district de Lukunga communément appelé Camp Lufungula. Des policiers étaient laissés en faction autour des lieux. Par ailleurs, le communiqué signale que le lendemain, soit le 27 juin 2012, Diomi Ndongala quittera sa maison aux environs de 12h00 pour la Cathédrale Notre Dame du Congo où devait se tenir la manifestation de la signature solennelle de la Charte de la «Majorité Présidentielle Populaire» qui soutient E. Tshisekedi. Et il sera enlevé en cours de route et amené vers une destination inconnue.

Les services de sécurités mis en cause

    Le communiqué note que, contre toute entente, une grande campagne médiatique sera orchestrée faisant état des accusations de viol sur deux mineurs à charge de Diomi Ndongala et lui-même annoncé en fuite. Il note aussi que les informations qui se recoupent, provenant des sources concordantes renseignent que Diomi Ndongala, se trouverait depuis son enlèvement, soit près de 60 jours, entre les mains des forces de sécurité, notamment l’Agence nationale des Renseignement s (ANR), Garde Républicaine (GR), Comité de Sécurité de l’Etat, ex-Conseil National de Sécurité (CNS), sans aucun contact avec les membres de sa famille, ni avec ses conseil, malgré son état de santé préoccupant. Son hernie nécessitae une opération chirurgicale urgente. Le Collectif se dit d’autant plus inquiet qu’il se rappelle la disparition du Dr Soso du Mouvement de Libération du Congo (MLC), en 2007 et du montage grossier ayant entouré  le double assassinat de F. Chebeya et F. Bazana, défenseurs des droits humains en 2010, dans les locaux de la Police nationale congolaise. En outre les différentes plaintes déposées en dates du 26 juin et 16 août 2012 auprès de l’Auditeur général des FARDC et du Procureur général de la République demeurent sans suite
    Tenant compte de tout ceci, le Collectif exige du gouvernement la libération immédiate et sans conditions d’Eugène Diomi Ndongala et de ses proches Nsoni Nzau et Ntinu Kololo et en cas de griefs sérieux contre eux, les déférer devant leur juge naturel désigné par la loi pour être jugé. Enfin, ils veulent que cessent le harcèlement et l’intolérance politique contre les opposants et l’instrumentalisation de la justice et des services de l’Etat à des fins politiciennes.

RSK

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