Diomi, le nouveau Chebeya ?

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L’opposition politique vient de renvoyer la balle au Procureur Général de la République Kabange Numbi qui a fait savoir à la presse le mercredi dernier  qu’Eugène Diomi  Ndongala, accusé de viol de mineures de même famille âgées de 15 et 17ans, serait en cavale.
Réponse du berger à la bergère, ses camarades politiques ont, au cours d’un point de presse animé par Martin Fayulu , Serge Mayamba et Lisanga Bonganga  au siège de l’ECIDE le samedi 30 juin, qui coïncide avec la commémoration de la 52eme anniversaire de l’indépendance de la RDC ,  ont plutôt fait le parallélisme entre la situation actuelle de Diomi et celle de l’activiste des droits de l’homme Floribert Chebeya, assassiné  en juin 2012.
Pour ces acteurs politiques, l’affaire Diomi rappelle le macabre scenario monté après l’assassinat odieux de feu Floribert Chebeya dont le véhicule avait été retrouvé sur la route de Bas-Congo avec des préservatifs usagés et des mèches des cheveux pour femmes.
Ils ont pris à témoin la communauté tant nationale qu’internationale pour tout ce qui pourrait arriver à l’honorable Eugène Diomi Ndongala et rendent responsable le pouvoir en place des conséquences qui en découleraient.  
Ce trio a fait remarquer que depuis l’avènement de l’AFDL en République Démocratique du Congo , le pays connaît comme jamais auparavant, non seulement de multiples cas de violations des droits humains mais aussi des libertés individuelles pourtant garanties par la Constitution de la République.
 
Ces membres des Forces Acquises au Changement n’ont pas gardé la langue dans leur poche pour condamner avec la dernière énergie  les assassinats et arrestations des opposants  pour des motifs fallacieux avec comme finalité la restauration de la pensée unique.
Ils ont dénoncé la traque des opposants, activistes des droits de l’homme et journalistes soigneusement orchestrée par des officines qui n’hésitent pas à monter des cabales en vue d’accomplir leur désir d’étouffer les libertés individuelles en RDC. 
Serge Mayamba, Lisanga Bonganga et Martin Fayulu ont exprimé leur étonnement face à la descente d’un haut magistrat sur terrain en lieu et place des Inspecteurs judiciaires ou OPJ.
La rapidité avec laquelle le PGR, qui reste pourtant silencieux sur le cas des détournements dénoncés par les différents rapports parlementaires, des experts tant nationaux, saisie le président de l’assemblée nationale dans l’affaire Diomi, démontre, selon eux, l’instrumentalisation de la justice.
 
« Même si on n’aime pas l’opposition politique et particulièrement Eugène Diomi, même si on cherche à le couler, à le discréditer, à le museler dans le but de bloquer toutes les actions et initiatives qu’il entreprend en faveur de l’opposition politique, les accusations portées à la charge de  cette figure de proue de l’opposition ressemblent à un montage grossier  » ont-ils martelé dans la chute de leur déclaration.
 
ERIC WEMBA

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