Diffamation et imputations dommageables : Diongo porte plainte contre Thambwe Mwamba

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Bien qu’encore détenu dans sa cellule de la Prison Centrale de Makala, l’opposant Franck Diongo n’est pas resté insensible aux propos tenus contre lui par le ministre d’Etat en charge de la Justice, Alexis Tambwe Mwamba, lors de son intervention à la Tripartite entre
le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), le Gouvernement et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le mercredi 18 juillet 2018.

A ces sujet, le président du MLP vient de déposer une plainte contre ce membre du gouvernement auprès du Procureur Général de la République. On constate, à la lecture de cette plainte du représentant de l’Ensemble dans la ville de Kinshasa, que plusieurs infractions sont retenues contre le patron de la justice congolaise, notamment les injures publiques, les imputations dommageables, l’incitation des militaires à tuer Franck Diongo, le trafic d’influence et la torture morale.

« Pendant que je clame mon innocence, et par ricochet ma libération
en ma qualité de demandeur en révision devant la Cour de cassation,
qui venait de recevoir ma brillante plaidoirie en attendant le
réquisitoire du ministère public, le ministre de la Justice s’est
livré à des propos injurieux et diffamatoires de nature, d’une part, à
m’exposer au mépris du public et à la colère des militaires et,
d’autre part, à influencer l’attitude des juges à mon égard », se se
plaint Franck Diongo.
Rappelons que le ministre d’Etat en charge de la Justice, en réponse
à la demande de libération des prisonniers politiques et d’opinions,
conformément à l’Accord du 31 décembre 2016, avait traité Diongo de
voyou ayant fracturé le bras d’un militaire de la Garde républicaine.
Pourtant lors de l’audience en révision du procès contre Franck
Diongo, ses avocats avaient fait remarquer aux juges que les acteurs
matériels de l’infraction retenue à la charge de leur client, à savoir
coups et blessures volontaires, avaient été acquittés, alors que
Franck Diongo, présupmé auteur intellectuel, avait été condamné à 5
ans de prison.
Pour Franck Diongo, le ministre de la justice a profité de la tribune
lui offerte par la Tripartite pour exprimer publiquement
l’acharnement, le mépris et la haine qu’il nourrit à son égard.

Éric Wemba

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