Dialogue politique : le Front du peuple doute de l’ONU, l’UE, l’UA et l’OIF

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délégation-congolaise-île-de-Gorée-720x400L’appel à un dialogue politique lancé aux acteurs politiques de la République Démocratique du Congo par l’Union Africaine, les Nations Unies, l’union Européenne et l’Organisation Internationale de la Francophonie n’arrête pas de soulever des vagues.

La dernière réaction en date est celle des alliés du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, regroupés au sein de la plate-forme dénommée « Le Front du peuple ». 

Dans une déclaration rendue publique hier au mardi 23 février 2016 au Cepas, le modérateur du « Front du peuple », Jean- Pierre Lisanga Bonganga, a fait observer que le communiqué conjoint des quatre organisations internationales du 16 février 2016 ne fait aucune référence aux instruments internationaux, notamment l’Accord -cadre d’Addis-Abeba du 24 février 2013 et la Résolution 2211 du 26 mars 2013.

Selon Lisanga, « la formule lapidaire contenue dans le communiqué conjoint est si ambigüe qu’elle est sujette à caution ». Le modérateur du « Front du peuple » relève que la Résolution 2211 du Conseil de Sécurité des Nations Unies insiste sur le respect strict des délais constitutionnels pour la tenue des élections présidentielle et législatives nationales en novembre 2016.

  Lisanga regrette que le communiqué conjoint parle encore de l’envoyé spécial pendant que le peuple congolais attend la désignation, par la Communauté internationale, d’un facilitateur porteur d’un mandat spécial pour organiser et conduire le dialogue politique.

            Enfin, « Le Front du peuple » réitère sa volonté de voir le dialogue politique se tenir conformément à la vision de Tshisekedi, son autorité morale.

            Par ailleurs, Lisanga Bonganga demande au G7, qui parle de négociations directes, de se déterminer par un choix clair de sa vision du dialogue politique.

ERIC WEMBA