Dialogue national : la GLS recentre le débat : le Présidium des «Concertations» est réputé dissous

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minaku-kengoLa violence du vent qui secoue le destin de la RDC, a conduit la GLS à livrer à tous les responsables politiques congolais, au terme d’une réunion extraordinaire de son Directoire National tenue à Kinshasa ce samedi 17 août 2013, sept sentences d’orientation politique que voici :

1. De la place historique de la Commission Préparatoire

 Vis-à-vis des « Concertations », son Présidium est réputé démissionnaire. En effet, il y a de la rigueur aussi bien dans l’austérité financière que, et surtout, dans la logique. La stricte logique édicte qu’on ne peut pas débuter des assises d’une telle ampleur, ni investir un Présidium aux pouvoirs si énormes, sans préparatifs pratiques, antérieurs, systématiques, suivis, visibles et lisibles.

Mr KENGO, dans une communication officielle, a déclaré dernièrement que Mr KABILA, reconverti à cet égard, venait d’admettre le principe enclencheur de la mise en place d’une Commission Préparatoire. Le peuple le prend au mot. La naïveté est une vertu dans les échanges de confiance.

 Donc le fait pour le Pouvoir d’avoir finalement accepté le principe de la mise en place d’une Commission Préparatoire, laquelle devra immédiatement, d’office et automatiquement succéder au Présidium, préparer ce Forum dans les moindres détails jusqu’au finish, ce fait accuse un progrès réel dans la voie du bon sens. En effet, c’est de la « Commission Préparatoire-matrice » que naîtront ou pas un Présidium, un Secrétariat technique, etc, appelés à prendre la relève de la Commission Préparatoire. Car, un Papa ne soutiendra jamais l’aberration en disant à un enfant : accompagnes-moi là-bas pour y épouser ma femme, la mère qui te mettra au monde.

2. Du rôle primordial d’une Commission Préparatoire

 La Commission Préparatoire, finalement reconnue, acceptée par le Pouvoir, aura comme devoir principal la préparation du projet de l’ordonnance qui convoquera dans les meilleures conditions (morales, matérielles), le Dialogue National. Au menu du Projet de la future ordonnance : le nombre et la qualité des participants, la durée maximum des assises, les matières à traiter, le budget de fonctionnement, la discipline, les engagements, etc.

3. Dialogue ou Concertation ? Querelle de mots ?

 L’élément moral qui est dangereusement en jeu, ce n’est pas la sémantique ni l’étymologie, mais l’évocation de la vocation des concepts dans leur contexte névralgique actuel, dans la recherche d’une remédiation optimale applicable à une pathologie majeure.

            Il ne s’agirait point d’une vaine querelle de mots que d’épiloguer sur la différence entre Dialogue National et Concertations Nationales. Depuis la nuit des temps, chaque mot détient sa magie, étale son message. Mr KABILA le sait  pertinemment bien, lui qui refuse obstinément l’articulation du lexique Dialogue National. Si cela lui paraissait égal, il aurait aisément et aussitôt remplacé le mot Concertation par le vocable Dialogue.

            Le riz et le spaghetti sont très différents l’un de l’autre quoique le spaghetti soit préparé à base de riz.

            A la Concertation, l’on cherche à opérer quelques réglages, à régler les susceptibilités. Au Dialogue, par contre, on cherche à régler les règlements.

 

4. Du Gouvernement d’Union Nationale

Dans la vision des FAC (Forces Acquises au Changement), le Dialogue National ne culminera pas par la distribution des ministères, mais plus fort, par la réponse aux questions : le Pouvoir c’est quoi ? le Pouvoir c’est comment ?

            Tandis que dans l’optique de l’ancien Présidium, la fin des Concertations Nationales sera gratifiée par des nouveaux portefeuilles ministériels !

            Un gouvernement d’union nationale satisfera les ambitions insatiables de certains individus. Il sera, théoriquement, un gouvernement sans ayant-droit, sans programme d’un  prétendant préséant où personne n’est au Pouvoir, personne n’est à l’Opposition non plus.

            Nous pourrons forcément y recourir au cas où nous remettrions le compteur à zéro pour annuler les dernières élections et gérer l’espace d’avant le retour aux urnes, urnes de correction, le cas échéant urnes de reconfirmation.

5. Nos félicitations au MSR

            La GLS lance un vibrant appel aux futurs débateurs au Dialogue National, d’examiner minutieusement le coup frappé par le MSR sur le nez de la MP. Quelle est la pédagogie dégageable de la décision du MSR, de suspendre sa participation tant aux activités politiques de sa plate forme la MP qu’à toute rencontre des concertations aussi longtemps que l’injustice de la CSJ n’aura pas été réparée à l’endroit de son membre condamné dernièrement par cette haute Cour ?

            Cet événement intéresse tous les Congolais. Le MSR, second parti en importance à l’Assemblée Nationale (32 Députés) côté Majorité, a ainsi décidé en réagissant contre le jugement rendu par la CSJ condamnant à trois ans de prison son membre, le Député National MUHINDO, accusé d’avoir, par la parole, porté atteinte à la sécurité de la République et fait outrage à l’honneur du Chef de l’Etat.

Moralité :         Il y a donc, à la lumière des liens témoignés par le MSR, un rapport intime entre la MP et la CSJ pour que le MSR, déçu par la Cour, menace de sortir du bois MP. C’est une décision très difficile à prendre si l’on n’a pas le courage des opinions à risque.

6. Trop peu de thématiques, dont deux de mauvais augure

 

a. Trop peu

De l’énormité et de l’étendue des douleurs qui assaillent le peuple congolais, l’ancien Présidium les avait arrêtées à cinq. Remarque : il est scientifiquement établi qu’il est inenvisageable de résoudre la totalité d’un problème au moyen d’une partie des solutions. Avec cinq titres, il est impossible d’en résoudre neuf.

b. Deux mauvaise augures dans les 5 thématiques de l’ancien Présidium

 

1. La Décentralisation

Que penser d’un titre aussi innocent ? Le peuple sera fondé de suspecter un voile subtil destiné à baliser la piste vers la balkanisation.

2. Le désarmement des groupes armés

Ces groupes armés rebelles ont coutume de remettre les armes pour le spectacle. Le peuple sera fondé de craindre qu’on désarme les FARDC  par erreur, de même que le Général HAMICI TANGO FORT armait le M.23 par erreur, selon un rapport de la MONUSCO citée par le Chef de l’Etat congolais.

7. Des paradoxes

 

Au Dialogue National, les débateurs seront interpellés par ces quelques paradoxes.

1. MOBUTU, dictateur, avait convoqué, contre lui-même, la plus grande Conférence Nationale démocratique du monde. Laurent Désiré KABILA, son tombeur, a dilué la CNS par une copie peu reluisante, sans prise sur le peuple, copie dénommée à l’époque Consultation Nationale. Joseph KABILA, le démocrate, tente de  défigurer la CNS sous les Concertations Nationales. L’Opposition, elle, a tendance à sublimer la mémoire de la célèbre et historique CNS, et ce, au moyen du Dialogue National qui peine à sortir des eaux.

2. Sous MOBUTU, KAGAME affichait une piètre figure et n’aurait pas été capable de soumettre le moindre centimètre carré du Territoire congolais. Le chat parti, la souris KAGAME danse dans tout RUTSHURU, tout NYIRANGONGO, deux territoires allégrement assujettis depuis la moitié d’un an.

3. MOBUTU, pro-capitaliste, fervent de l’économie libérale, avait nationalisé la puissante fibre de la haute finance internationale, l’UMHK.

 

 

Dressé à Kinshasa, le 17 août 2013.

POUR LA GLS,

         Anicet MWAMBA, Directeur du Bureau Politique

         David KUBWANGANA, Secrétaire National Chargé de la Presse/ Information

         Dr. Dady NKARKWIM, Directeur des Opérations

         Ir. Cedrick KASONGA, Conseiller en NTIC

Ir. Mme Monique BITOTA, Secrétaire Nationale Chargée des Projets           (en voyage) P.o

         Ir. Mme Boby LUSAMBA-KADIMA, Secrétaire Exécutive Nationale Chargée de l’Implication des Masses

J.P. ETINDIKI, Vice-Président National (en voyage) P.o

         KALOUBI Manssanga, Président National 

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