Dialogue : Maman Sidikou soutient Kodjo

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Maman_Sidiku-400x300Lors de sa conférence de presse tenue le samedi 16 avril 2016 à l’hôtel Pulman de Kinshasa, Maman Sidikou, représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en RDC, a résumé l’essentiel des points principaux de la Résolution 2277 adoptée le 31 mars par le Conseil de Sécurité de l’ONU au sujet de la RDC. D’une manière générale, le Conseil de Sécurité a manié le bâton et la carotte, en prenant d’une part en compte les éléments positifs et constructifs réalisés par le gouvernement de Kinshasa et d’autre part les défis qui restent à relever pour consolider les acquis enregistrés, particulièrement dans le domaine de la protection des populations civiles.

Il ressort de cette résolution un point particulier, à savoir l’appel adressé aux acteurs politiques congolais « afin qu’ils mettent tout en œuvre pour la tenue des élections paisibles, crédibles et transparentes, dans le respect de la constitution ». Cependant, l’on note que les membres du Conseil de Sécurité émettent des inquiétudes quant au rétrécissement de l’espace politique et ont exprimé la nécessité de protéger les droits de l’homme, particulièrement dans le contexte électoral émaillé de soupçons et de méfiance. Raison pour laquelle le Conseil de Sécurité a salué la désignation par l’Union Africaine du médiateur Edem Kodjo chargé de promouvoir un dialogue inclusif et crédible pour surmonter l’impasse dans laquelle se trouve ce processus électoral, a souligné Maman Sidikou. Qui s’est engagé à accompagner les efforts de l’ancien premier ministre togolais en étroite collaboration avec tous les autres partenaires et les acteurs de cette sous-région chaude conformément aux dispositions pertinentes de la Résolution 2277.

            Tout en saluant le début de la reprise de la coopération militaire entre les FARDC et la MONUSCO, le Conseil de Sécurité a insisté sur la nécessité de redoubler les efforts pour mettre fin aux menaces proférées par les différents groupes armés étrangers armés qui font rage dans les territoires de l’Est de la RDC.

 

            Pas de réduction des effectifs de la Monusco

 

            Au sujet des préoccupations soulevées par le gouvernement de Kinshasa relatives à la réduction de moitié des forces de la MONUSCO, le Conseil de Sécurité estime que les conditions requises  pour accéder à une telle demande ne sont pas réunies. C’est pour cela que le même conseil a repris dans ladite résolution l’essentiel des missions assignées à cette force dans la résolution 2211. Lesquelles se focaliseront encore et toujours sur trois domaines, à savoir la protection des populations civiles, la neutralisation des groupes armés irréguliers, la stabilisation et les bons offices.

 

Viols et abus sexuels

 

            Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU a abordé ce chapitre en épinglant des cas des viols et d’abus sexuels perpétrés par des éléments tanzaniens, malawites et sud-africains de la brigade d’intervention spéciale basée à Mavivi, dans le territoire de Beni. Des enquêtes sont en cours et des sanctions sévères seront prises à l’endroit de tout celui qui aura été convaincu d’actes attentatoires à l’honneur et à la dignité des victimes concernées.

Fichier électoral    

            Dans quelques jours, des experts de l’ONU sont attendus à Kinshasa pour prêter main-forte à la CENI lors de la révision du fichier électoral qui va « permettre l’organisation des élections paisibles, transparentes et crédibles dans le respect de la constitution ». Voilà pourquoi la MONUSCO invite le gouvernement à veiller au respect des libertés fondamentales pour un environnement favorable au bon déroulement des élections, a indiqué Maman Sidikou.

F.M.