Dialogue : l’Opposition Nationaliste de Mbikayi soutient Edem Kodjo

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steve-mbikayi-les-concertations-nationales-nont-pas-abouti-a-la-cohesion-nationaleLa désignation d’Edem Kodjo par l’Union Africaine pour assurer la médiation dans le dialogue en gestation en RDC suscite des réactions diverses. Contrairement à la Dynamique et au G7, deux regroupements politiques de l’opposition qui viennent de repousser les bons offices de l’ancien Secrétaire général de la défunte Organisation de l’Union Africaine et Premier ministre honoraire du Togo, l’Opposition Nationaliste de Steve Mbikayi salue son choix par l’Union africaine.

Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier mardi 19 janvier 2016 dans la salle des conférences de la paroisse Notre de Fatima, il a demandé aux acteurs concernés par le dialogue de faciliter la tache à l’émissaire de l’Union Africaine pour que ce forum se tienne dans un bref délai.
Mbikayi, qui restituait les résolutions  du conclave de sa plate-forme en qualité de porte-parole, a fait remarquer que la désignation d’Edem Kodjo répond aux desiderata de l’UDPS, qui faisait de la médiation internationale un préalable majeur pour participer au dialogue.

Il estime que le camp du refus, composé principalement du G7 et de la Dynamique, n’a pas de raison de gesticuler autour du choix d’Edem kodjo, car leurs leaders ne sont pas  concernés par le dialogue.

Parlant du Conclave de l’Opposition Nationaliste tenu du 7 au 11 janvier 2016, Mbikayi a dévoilé ses pistes de sortie de crise, à savoir le dialogue suivi d’une transition. Mbikayi et les siens proposent en effet une transition dont la durée est déterminée par le temps minimal nécessaire pour préparer et organiser un cycle électoral
complet (élections de la base au sommet).

Pour endosser les accords politiques issus du dialogue, l’Opposition Nationaliste suggère que ces assises se tiennent pendant que les deux institutions ayant encore le mandat du peuple, dont le Président de la République et l’Assemblée nationale, sont encore légitimes.

Selon le « plan Mbikayi » de sortie de crise, la transition aura pour mission principale de préparer un processus électoral qui devrait déjà être en cours. La revisitation du bureau de la CENI, la restructuration de la territoriale, des assemblées et institutions hors mandats, la transition, la mise en place d’un gouvernement de transition dirigée par l’opposition, doivent  faire partie des accords politiques du dialogue.

Mbikayi souligne que le gouvernement de transition aura pour missions :

  • préparer et organiser un cycle électoral complet et digne de ce nom, allant de la base au sommet ;
  • procéder au récemment pour doter chaque Congolais d’une carte d’identité où qu’il soit, au pays comme à l’étranger ;
  • mettre en place un programme social minimal pour alléger tant soit
    peu la misère dans laquelle croupit le peuple congolais ;
  • réaliser la remise et reprise et remettre le pouvoir et les rênes du pays au nouveau Président élu dans la paix et la concorde nationale. « Les animateurs des institutions exécutives de la transition ne seront pas candidats aux élections », a martelé le porte-parole de l’Opposition Nationaliste, avant de plaider en faveur d’une cérémonie de réconciliation nationale et de pardon mutuel qui a raté à la CNS.

Ce « plan Mbikayi » de sortie de crise propose enfin le vote au parlement d’une loi organique portant statut des anciens Chefs de l’Etat.
ERIC WEMBA