Dialogue : l’AETA tire la sonnette d’alarme

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L’organisation de la société civile sous la supervision de la plate forme Agir pour les Elections Transparentes et Apaisées, adresse un mémorandum aux participants au dialogue ainsi qu’à la facilitation del’Union Africaine. C’était au cours d’une conférence tenue au siège de l’AETA, le samedi 17 septembre 2016.

Selon ces organisations, des interrogations proviennent des différentes couches de la population et des provinces de la République Démocratique du Congo.

Les représentants des organisations membres de cette plate-forme à l’instar le Collectif 24 (L’Action Citoyenne pour le Développement Intégrale de la RDC (Madeleine Adeka) estiment que certaines conclusions du Dialogue National déjà adoptées ne semblent pas tenir compte des opinions des populations. Pire, elles violent de fond en comble la Constitution de la République Démocratique du Congo.

Certains consensus obtenus ne donnent pas une lueur d’espoir d’apaiser le climat du pays mais au contraire tendent à l’envenimer davantage.

Ces acteurs de la société civile ont fait la lecture suivante : le processus électoral vient de consacrer par la refonte totale du fichier électoral un glissement technique avec un calendrier électoral extraconstitutionnel. Ils ont souligné que l’on peut aller aux élections avec ou sans fichier électoral et organiser les élections, principalement la présidentielle, dans le délai constitutionnel.

La société civile a rappelé que généralement toute concertation ou dialogue politique en Rd Congo a toujours connu auprès des acteurs politiques un arrière-fond de mise en place d’un gouvernement sans tenir compte de vrais enjeux sociaux de la population.

La CENI, comme organe technique, n’a pas joué son rôle constitutionnel et a hypothéqué son indépendance.

Recommandations et engagements
Après avoir analysé toutes les questions avec beaucoup d’attention,
les participants ont formulé quelques recommandations et ont, tous à
l’unanimité pris certains engagements à savoir: que le dialogue ne se
substitue pas aux institutions  de la république ni ne s’écarte de
l’esprit et de la lettre de la constitution ; que les acteurs
politiques adoptent une attitude responsable, nationaliste afin
d’éviter de défier le peuple congolais en dépassant la ligne rouge.
Il est recommandé  à la CENI de produire un calendrier électoral avec
des dates précises et claires, qui part de février 2016, à Juillet
2017 tout en proposant aux députés en session parlementaire  en cours
la révision de la loi électorale pour éviter à la nation un deuxième
round de glissement technique.
Quant à la cour constitutionnelle, il lui est demandé de juger
irrecevable la requête de la CENI si celle-ci n’est pas accompagnée
d’un calendrier électoral avec un échéancier clair et précis. Et, au
nom du respect de la Constitution, un gouvernement d’union nationale
mettrait en veilleuse celle-ci.

La Société Civile réaffirme  sa position focalisée sur le principe
d’un Dialogue qui respecte la Constitution et la résolution 2277,
l’alternance  devant intervenir au 19 Décembre 2O16.
Dorcas NSOMUE