Dialogue : la Sociecor pour la mise en place rapide du Comité Préparatoire

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Remplie comme un œuf, la salle paroissiale Notre-Dame de Fatima à Gombe a servi de cadre aux animateurs de la Société civile des Eglises, confessions religieuses et alliés (Sociecor et A),   pour le lancement d’un appel pressant au Chef de l’État, Joseph Kabila, à bien vouloir accélérer le processus de mise en place du comité préparatoire du Dialogue national, en vue de sa tenue dans le meilleur délai. Au nom de ses pairs, le vice-président national de cette structure, Mgr Kamandji, a justifié ce cri de cette frange de la société civile par la désignation par l’Union africaine d’un facilitateur, en la personne d’Edem Kodjo, déjà à pied d’œuvre. « Nous nous réjouissons parce que c’est un homme d’État africain de très grande valeur et dont la longue expérience pourra énormément contribuer à la réussite de ces assises tant attendues, en qualité de facilitateur », a-t-il martelé.
En effet, à en croire la Sociecor, la RD Congo est en train de traverser un moment particulièrement agité qui a conduit le Chef de l’État, en sa qualité de garant de la nation, à signer une ordonnance convoquant le dialogue national. Le pays tout entier ayant besoin de la paix pour son développement, les animateurs de la Sociecor ont tenu à exhorter les acteurs politiques, toutes tendances confondues, ainsi que les délégués des forces vives de la société civile, à privilégier l’intérêt supérieur de la nation. « Nous les invitons à participer au Dialogue national voulu inclusif afin de favoriser les uns et les autres à concilier leurs points de vue, au profit de la nation congolaise », a expliqué l’homme de Dieu.
Le facilitateur étant déjà à l’œuvre, selon la Sociecor, la balle est dans le camp du Chef de l’État, qui doit rapidement mettre en place ce comité préparatoire, sous l’accompagnement de la communauté internationale, mais dans le strict respect de la souveraineté de la RDC.
Au peuple congolais, Mgr Kamandji a présenté le Dialogue comme étant la seule voie susceptible de conduire le Congo à une issue pacifique en rapport avec les divergences liées au processus électoral. « Nous l’invitons à la vigilance, afin de pas prêter le flanc à toute manipulation de nature à compromettre la quiétude et la paix sociale », a-t-il indiqué.
Rappelant à plusieurs reprises que l’Eglise est la case au milieu du village, ce ministre de Dieu a souligné que les confessions religieuses devront être et demeurer les partenaires privilégiées de l’État dans tous les domaines de la vie nationale. Elles ont l’obligation de prêcher la parole de Dieu et d’enseigner la vérité, l’amour, le pardon et la réconciliation. Enfin, elles devraient exercer un leadership responsable, objectif et crédibles afin d’être une interface entre Dieu et la société, entre le peuple et l’État, sans état d’âme.
Tshieke Bukasa