Dialogue : Kodjo confirmé facilitateur

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Edem KodjoD’aucuns pourraient parler de non-événement. Qu’à cela ne tienne ! L’ancien Premier ministre Togolais et Secrétaire général honoraire de l’ex-OUA (Organisation de l’Unité Africaine), Edem Kodjo, vient d’être confirmé « Facilitateur du Dialogue national » en République Démocratique du Congo. La lettre est signée Nkozasana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union Africaine, celle-là même qui l’avait chargé, en janvier dernier, d’une mission d’information auprès de toutes les parties prenantes à ce futur forum. On se souvient qu’à
l’époque, il avait rencontré le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, le président de l’Assemblée Nationale, Aubin Minaku, en sa qualité de Secrétaire général de la Majorité Présidentielle, des membres du camp du refus du Dialogue regroupés au sein du Front Citoyen, du G7, des FAC… à Kinshasa, mais aussi des pro-dialogue, dont Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS, à Bruxelles, des délégués de la Société civile, etc.

On croit savoir qu’il avait récolté, en son temps, toutes les données relatives à la tenue du Dialogue national, unique voie de sortie de la crise congolaise, chaleureusement soutenu par les Nations Unies, l’Union Européenne, la Francophonie, l’Union Africaine ainsi que tous les partenaires de la RDC. Alors qu’on pensait que les choses iraient vite, on est un peu déçu de noter qu’Edem Kodjo joue les prolongations qui laissent craindre la mise en œuvre d’un agenda fondé sur le fameux « glissement », à savoir le dépassement des mandats des animateurs actuels des institutions de la République, dont le Chef de l’Etat.

Donné malade depuis un certain temps, Edem Kodjo est appelé à envoyer d’urgence, en direction de l’opinion publique congolaise, des signaux indicateurs de l’organisation effective du Dialogue national en territoire congolais. L’un de ses signaux pourrait se manifester à travers la mise en place de son « Comité préparatoire », fiévreusement attendu par tous ceux qui ont accepté d’y prendre y part active, notamment les deux principales forces politiques du pays, à savoir la famille politique de Joseph Kabila et l’UDPS d’Etienne Tshisekedi.

Pour se convaincre que le Dialogue national n’est pas un projet sans lendemain, des millions de Congolaises et de Congolais voudraient voir Edem Kodjo passer à la vitesse supérieure, d’autant qu’au niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la Résolution 2277 a rappelé formellement l’impératif de la tenue de ce forum avant l’organisation des élections, en prenant toutefois soin de ne pas en faire une opportunité de « glissement ».
Kimp

2 COMMENTS

  1. On ne peut dialoguer que quand il une reconnaissance mutuelle entre les parties en conflit,on connait l’objet mais pour le cas de notre pays;Il y a méfiance et cette initiative est vouée à l’échec!

  2. Facilitateur de quoi ? On rentre encore à Sun City avec Kt Massiré ou à Utenika avec Nelson Mandela ? Ce dialogue a été réclamé au lendemain des élections de 2011 et est resté sans suite; que vient-il faire à la veille des autres échéances électorales ? Pour remplacer le parlement , la constitution ou la CENI ?

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