Dialogue – Elections – Monusco : Kinshasa refuse la tutelle des Nations-Unies

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IMG_2519Après la classe politique qui l’a diversement commentée, chacun selon son camp, c’est maintenant le tour du gouvernement de réagir à la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la République Démocratique du Congo.

C’est au cours d’un face à face avec la presse le vendredi 8 avril que deux membres de l’Exécutif national, en l’occurrence Raymond Tshibanda et Mende, ont conjointement passé en revue les contours de cette résolution de l’Onu.

A propos du retrait, par exemple, des casques bleus du pays exprimé par Kinshasa, le ministre des Affaires étrangères se félicite du fait que la dernière mouture de la Résolution a dû intégrer la diminution des effectifs des troupes onusiennes de 1700 éléments. Dans la première mouture, cela n’était repris. Pour cela, Raymond Tshibanda reste convaincu que les objectifs visés finiront par être atteints. C’est ici qu’il a donné l’exemple d’un paquebot qui a déjà amorcé les manœuvres de démarrage.

Concernant la protection de la population, rôle que la Monusco brandi pour justifier le maintien de sa présence nombreuse en RDC, le chef de la diplomatie congolaise n’est pas convaincu. Il a lancé un défi à quiconque de lui prouver que les forces onusiennes ont déjà fait pour protéger les civils. Quand les «Kuluna» menaient des exactions ici à Kinshasa, on voyait toujours des éléments armés de la Monusco circuler mais jamais on a vu là où ils étaient intervenus pour empêcher ces bandits de commettre des forfaits sur de paisibles concitoyens. Idem en ce qui concerne leur présence dans l’Est du pays, car nombre de crimes se commettent dans les périmètres où ils sont déployés.

         Concernant les exigences du Conseil de Sécurité pour l’organisation de la présidentielle et des législatives nationales dans les délais constitutionnels, le gouvernement s’étonne du fait que cela fasse l’objet d’une contrainte, alors que ces délais sont consacrés dans la constitution ! Pour Kinshasa, on voudrait se servir d’un prétexte pour réaliser un agenda caché.