Diabolisation et intox : la CENCO soutient le Cardinal Monsengwo

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Après avoir assisté pendant plusieurs semaines à la campagne de diabolisation et d’intox dans les médias à l’endroit du Cardinal Archevêque métropolitain de Kinshasa, Laurent Monsengwo Pasinya, la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) vient de rompre le silence.

Dans un communiqué signé par son Secrétaire général l’abbé Léonard Santedi, hier jeudi 5 janvier, la Cenco se dit affectée et indignée par une telle attitude à l’endroit de son Pasteur.    
Pour ce faire, la Cenco rappelle aux pourfendeurs du Cardinal Archevêque de Kinshasa que le débat d’idées en démocratie n’autorise pas des attaques personnelles. Avant d’exprimer le choc subi par les fidèles catholiques de l’archidiocèse de Kinshasa et d’ailleurs suite à ladite campagne orchestrée contre leur Pasteur.
C’est pourquoi le président de la Cenco, Monseigneur Nicolas Djomo a saisi, à cet effet, le Premier ministre, lui demandant de prendre des mesures qui s’imposent pour mettre fin à cette pratique.

Rappel des faits

En effet, tout est parti de la conférence de presse qu’avait animée le Cardinal L. Monsengwo, le lundi 12 décembre 2011 au Centre Lindonge, trois jours après la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 28 novembre par la Ceni (Commission électorale nationale indépendante).
Au cours de ce face-à-face avec la presse tant nationale qu’internationale, le Berger de l’Eglise catholique de Kinshasa n’était pas allé par quatre chemins pour désapprouver les résultats publiés par la Ceni auxquels il reprochait le manque criant d’authenticité.
«A l’analyse des résultats rendus publics par la Ceni ce vendredi 9 décembre 2011, il y a lieu réellement de conclure que ces résultats ne sont pas conformes à la vérité ni à la justice », avait déclaré en circonstance Laurent Cardinal Monsengwo.

Avant de démontrer : « Comment par exemple, comprendre que le 6 décembre, Monsieur Tshisekedi qui avait 5.927.728 voix sur 17.329.137 suffrages exprimés, ait le 9 décembre 5.863.745 voix sur 18.144.154 suffrages ? Il perd par conséquent 64.000 voix, alors qu’on venait d’ajouter 34.000 bureaux… ».
En conclusion, l’orateur a exigé la vérité des urnes telle que les résultats ont été affichés à la fin du vote.
Le même jour dans l’après-midi, le Cardinal ayant parlé à 12 heures, le président de la Ceni a convoqué à son tour une conférence de presse. Au cours de celle-ci, Daniel Ngoy Mulunda a qualifié la déclaration de l’Archevêque qu’il juge de mensongère. A la même occasion, il s’était attaqué avec virulence au rapport de la mission d’observation du Centrer Carter en le qualifiant de mensonger.

Delà, la guerre était lancée par les faucons de la Majorité Présidentielle qui se faisaient relayer de temps en temps par leurs lieutenants.
La cible principale de toutes ces attaques médiatiques virulentes, parfois dans des termes vulgaires pas trop éloignant de l’injure était Laurent Cardinal Monsengwo Pasinya. Son péché n’était autre que le fait d’avoir dénoncé le manque d’authenticité des résultats électoraux publiés par la CENI.
Le deuxième épisode de cette campagne de diabolisation et d’intox à l’endroit du Cardinal Archevêque de Kinshasa est intervenu le samedi 16 décembre 2011.
Ici, le péché du Pasteur de l’Eglise catholique de la capitale était d’avoir voyagé le même jour qu’un groupe d’opposants qui répondaient à une invitation leur adressée, à Londres.

Alors que tous les services publics opérant à l’aéroport n’avaient rien trouvé de compromettant, un média a diffusé toute la journée du lendemain sur bande passante que le Cardinal venait de s’envoler avec un groupe d’opposants à destination de l’Europe.
C’est dans l’après-midi que le Secrétariat général de la Cenco réagira par un communiqué lu sur la chaîne catholique Rtce (Radio télévision catholique Elikya) pour démentir l’information incriminant l’homme de Dieu.
Le Secrétaire général adjoint qui lisait le communiqué, a précisé que le Cardinal n’avait pas voyagé à bord d’Air France avec les opposants comme le prétendaient ses détracteurs, mais plutôt avec SN Brussels. Il se rendait à Vatican où Sa Sainteté le Pape Benoît XVI venait le nommer membre du Conseil pontifical de la Culture.

Alors que les opposants précités avaient pris Air France à destination de Londres.
D’autres allégations, et non des moindres, ont été également faites à l’égard du Cardinal dans le dessein de ternir son image et l’empêcher ainsi de dire la vérité. On retient dans ce chapitre, la présentation sur une chaîne de télévision proche du pouvoir d’un faux prêtre prétendant être de la paroisse Gonza.
Voilà ce qui explique la rupture du silence par la Cenco pour demander au chef du gouvernement de prendre ses responsabilités.

Dom   


Communiqué de la CENCO
Depuis plusieurs semaines, certains médias, notamment la Rtnc qui est une chaîne publique, s’illustrent par des attaques personnelles allant jusqu’aux injures à l’endroit de Son Eminence Laurent Cardinal Monsengwo, Archevêque de Kinshasa. La Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO) est affectée et indignée par cette façon de faire.

Nous estimons que le débat d’idées en démocratie n’autorise pas des attaques personnelles. A l’heure actuelle, les fidèles catholiques de l’archidiocèse de Kinshasa et d’ailleurs sont choqués par cette campagne à l’endroit de leur Pasteur.

Son Excellence Monseigneur Nicolas Ndjomo, Evêque de Tshumbe et Président de la CENCO vient de saisir à cet effet Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du gouvernement lui demandant de prendre des mesures qui s’imposent pour mettre fin à ladite campagne.

Du reste, la CENCO qui reconnaît le rôle important des médias dans la participation citoyenne en démocratie, les invite à placer au premier plan, dans leurs émissions, la paix et le bien-être de la population congolaise qui nécessitent un ordre juste et concerté.

Fait à Kinshasa, le 05 janvier 2012
Abbé Léonard SANTEDI,
Secrétaire Général de la CENCO

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