DGI : près de 86 % d’assignations atteintes

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DGIPendant trois jours, les directeurs nationaux et provinciaux de la Direction Générale des Impôts se sont réunis à l’hôtel Memling, en session de travail, après chaque six mois de prestations dans leurs directions. Ils avaient pour mission de faire l’évaluation à mi-parcours des objectifs qu’ils s’étaient assignés lors de la dernière session tenue à Kinshasa en février 2013. Cette évaluation s’est particulièrement focalisée sur les résultats des assignations des recettes et le niveau d’exécution du programme d’activités de l’année en cours.

Cette session de 72 heures, qui s’est clôturée le samedi 10 août 2013, avait pour thème : « l’Evaluation des contrats d’objectifs et de moyens et du programme d’activités pour le premier semestre de 2013 ». La cérémonie de clôture était présidée par Patrice Kitebi, ministre délégué auprès du 1ier ministre, chargé des Finances.

L’objectif de cette session était de faire l’évaluation du fonctionnement des directions provinciales et de la direction générale. Au cours de leurs travaux, les participants ont fait une étude approfondie des avancées et faiblesses de l’administration fiscale. A cet effet, ils ont pu dégager les stratégies pouvant permettre la réussite de l’objectif principal de leur entreprise qui est la mobilisation des recettes, en vue de doubler celles réalisées en 2012.

Dans son allocution, Lokadi Moga, Directeur général de la Direction Générale des Impôts, a souligné qu’au cours des six premiers mois, son entreprise a pu atteindre près de 86% des objectifs qu’elle s’était assignée pour l’année 2013. Après une analyse approfondie du vécu quotidien et des réalités du terrain dans les onze provinces du pays, et vu ce qui reste à faire pour le cinq derniers mois, les cadres ont adopté quelques résolutions pouvant leur permettre  de gagner le pari.

Il s’agit d’identifier les besoins des services opérationnels devant être satisfaits en priorité pour atteindre les assignations réaménagées pour le reste de l’année 2013, de mener une réflexion en vue du renforcement du dispositif de suivi des paiement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) par les entreprises à succursales multiples, de mener une réflexion sur la modification du régime fiscal applicable aux ASBL et aux établissements d’utilité publique, de définir un chronogramme d’opérationnalisation des postes déconcentrés de saisie de numéro impôt pour toutes provinces en dehors du Katanga et Bas-Congo, de solliciter l’appui de l’autorité ministérielle pour l’obtention du financement en vue de l’acquisition d’un logiciel intégré de gestion de l’impôt, d’élaborer des guides en fonction des enjeux fiscaux pour une gestion efficace de l’assiette et de vulgariser les instructions en matière de rationalisations des missions de contrôle fiscale auprès des contribuables ; etc.

L’impôt forfaitaire de 50.000 FC

Le gouvernement a institué un nouvel impôt communément appelé « Impôt forfaitaire pour les micro entreprises » fixé à 50.000 Francs Congolais. Cet impôt est payé pour une durée d’une année. Cependant, les opérateurs du petit commerce à Kinshasa comme en provinces le boudent. L’échéance de paiement par tous les contribuables concernés était prévue le 31 juillet dernier.

Face au tollé général, le ministre délégué aux Finances a indiqué que cet impôt est institué par l’Etat. Il ne faudrait pas le suspendre mais plutôt revoir peut-être les modalités de payement, étant donné que c’est un moyen par lequel la DGI peut mobiliser des recettes supplémentaires au profit du trésor public.

Dorcas NSOMUE

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