Devant les multiples revendications de ses victimes : «Mascot», l’ADG de SCO Total plaide non coupable

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Bien qu’il ne soit pas en mesure de payer les prestations de ses  agents et cadres, après trois mois d’exercice, prouvant par là que son entreprise fictive n’était qu’une aventure de mauvais goût, José Matondo alias Mascot continue à soutenir que SCO TOTAL sprl/Kin demeure une société à la fois en devenir et en liquidation. Et pour cause ! 

            Ses partenaires non déclarés et non identifiés, soutient-il à qui veut l’entendre, lui ont promis des fonds pour le démarrage effectif de son entreprise. Depuis trois mois que SCO TOTAL sprl/Kin a ouvert ses portes à Kinshasa, ses financiers fictifs ne sont toujours pas intervenu l’abandonnant à son triste sort. Pourtant, ses antennes appelées «bases» continuent à recruter et à percevoir des frais, au moment où la police mène ses enquêtes sur cette affaire. SCO TOTAL continuera  à faire d’autres victimes jusqu’au jour où la justice décidera la fermeture définitive de cette société et sa liquidation pure et simple.

            A y voir de près, l’homme très rusé n’a pas pu exhiber à l’OPJ enquêteur, le commissaire principal Kinzeka, le nouveau registre de commerce, le numéro d’identification nationale, les agréments lui accordés par les services spécialisés de la Banque centrale pour le fonctionnement de son département de transfert de fonds et celui de micro-crédit.

            Le commandant bataillon ad interim, l’inspecteur adjoint Yakusu Cobra, est déterminé, comme nous l’avons indiqué dans une de nos précédentes éditions, à participer activement à la campagne de tolérance-zéro en traquant les « kuluna en cravate ». C’est ainsi qu’il a enjoint l’OPJ enquêteur de réunir toutes les preuves établissant cette escroquerie à grande échelle.

            L’un des nombreux plaignants rencontrés au camp Lufungula, Axel Muzita, cadre universitaire qu’il a engagé en qualité de conseiller financier avec un salaire mensuel de 600 dollars, a été chargé d’élaborer les différents modules de formation et la conception d’un syllabus et qui a dirigé la formation, se déclare déçu par le prévenu. «Il m’a exploité doublement aussi bien pour les activités de la formation que pour dresser le plan comptable pour SCO TOTAL.

Et pour toutes ces charges, je veux qu’il paye d’abord 1.800 dollars. Ensuite, nous allons calculer les primes pour les autres charges que j’ai assumées.

            Le superviseur général Blaise Pindi est révolté par cette escroquerie de José Matondo alias Mascot qui lui a fait perdre du temps et des énergies pouvant lui rapporter ailleurs beaucoup d’argent. Il exige que les trois mois d’arriérés de salaires lui soient versés en priorité, avant que l’on examine les préjudices subis.

A en croire une source, José Matondo prétend que près de 600 agents et cadres sont tous en période d’essai de six mois et n’ont signé aucun contrat avec lui. Contrairement à ces déclarations, 22 agents et cadres affirment la main sur le cœur qu’ils ont été engagés et que c’est un contrat verbal qui a été conclu avant qu’il soit formalisé par un document écrit. Ayant confiance en l’homme, ils ont débuté le travail sans exiger des garanties.

            Mais auparavant, chacun d’eux a versé pour son recrutement, 3.000 FC pour la fiche, 10 dollars pour la formation, 20 dollars pour la carte biométrique, 5 dollars pour le numéro matricule et 2 dollars pour le T-shirt de la société.

            Dans un document transmis à l’OPJ et dont ils détenaient une copie, on peut relever les détails suivants.

            Blaise Pindi, superviseur général, montant salaire mensuel : 400 dollars, durée de travail presté : 3 mois, montant à payer : 1.200 dollars.

Doto Kalundediko, responsable du service de la sécurité, salaire mensuel 400 dollars, période prestée : 3 mois, montant à toucher 1.200 dollars.

            Mbombolo Mbudi, ADGA, salaire mensuel 600 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher 1.800 dollars.

Jodé Mbuyi, coordonnateur général, salaire mensuel 500 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher 1.500 dollars.

Serge Nzita, chef du personnel, salaire mensuel 400 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher : 1.200 dollars.

Mlle Lusangi Mado, directrice commerciale, salaire mensuel 400 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher : 1.200 dollars.

            Mlle Bienga Stéphanie, directrice de marketing adjointe, salaire mensuel 400 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher 1.200 dollars.

Matondo Adelard, superviseur, salaire mensuel 300 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher 900 dollars.

            Mlle Kayaba Tudila, caissière, salaire mensuel 300 dollars, période prestée 2 mois, montant à toucher : 600 dollars.

            Gene Tavi, informaticien, salaire mensuel 300 dollars, période prestée 2 mois, montant à toucher : 600 dollars.

            Lunduo Nsau, informaticien, salaire mensuel 300 dollars, période prestée 2 mois, montant à toucher : 600 dollars.

            Amisi Lifafu, agent sécurité, salaire mensuel 150 dollars, période prestée 3 mois, montant à toucher 450 dollars.

            A ces quelques revendications, Mascot persiste et signe que parmi ces plaignants, certains s’étaient compromis en obtenant des candidats travailleur, des chaînettes en or et des fonds qu’ils m’ont jamais versés à la caisse. Il prétend que beaucoup des gens continuent à venir se plaindre auprès de sa société. Pourtant, on aurait mieux de fait de canaliser leurs doléances vers la police.     

            D’autres victimes non encore informées de l’enquête ouverte au Bataillon de la police d’investigations criminelles recherchent activement l’ADG de SCO TOTAL. 

                                                                          J.R.T.

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