Deux successions pour un immeuble

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Les successions Tshimanga Tshiambulabu et Libula Egere ont comparu hier lundi 11 octobre 2010 devant la Dixième Chambre du Tribunal de paix de la Gombe, sous RP 21.442, dans un dossier relatif à un immeuble sis sur la rue Kato n°58, dont elles se disputent la propriété. La famille Tshimanga accuse les Libula de faux en écriture et usage de faux documents. Selon leur avocat, Me Kisumbu, feu Tshimanga, le père de la partie plaignante, avait dans son patrimoine l’immeuble querellé, inscrit au Plan cadastral de la commune de Kinshasa, qu’il avait acheté auprès des héritiers d’un sujet ivoirien, le nommé Amadou, sous la Seconde République de Mobutu.
            L’opération de vente avait été effectuée devant le Conservateur des Titres immobiliers. Après sa mort en 1986, soutient le même porteur de la toge noire, la succession Libula, dont le père entretenait des relations amicales avec le défunt, s’était pointé dans ladite parcelle pour en revendiquer, contre toute attente, la propriété. Il s’était permis de chasser tous les locataires qui s’y trouvaient. Pour tous ces préjudices, il réclame au tribunal l’arrestation immédiate de l’usurpateur et sa condamnation au paiement de 250.000 dollars américains au titre des dommages-intérêts.
            En guise de réplique à son confrère, l’avocat de la succession Libula a rappelé que ce conflit remonte à plusieurs années. A l’en croire, après le décès de leur père, les héritiers Amadou, craignant d’être dépossédés des biens meubles et immeubles leur laissés par leur père, avaient décidé de vendre la parcelle devenue aujourd’hui conflictuelle à Libula/père. Au lendemain de la mort de celui-ci, son ami Tshimanga s’était accaparé de cette parcelle après y avoir érigé précipitamment un immeuble. La supercherie était concrétisée par la confection de faux papiers de propriété.
            D’après un des héritiers de feu Libula,  feu Tshimanga avait un peu plus de moyens que leur père et avait profité de leur naïveté ainsi que de leur bas niveau d’études pour les escroquer.
            Après avoir entendu les deux parties, le Tribunal a suspendu l’audience pour la reprendre dans une semaine.
            S’agissant de l’affaire opposant la partie plaignante Kabengele Isia à Nzuzi Gisèle, sous RP 21.260, elle a été renvoyée à la date du 18 octobre 2010 en raison du manque de procuration, pour Me Balayi, de la part de sa cliente Nzuzi.
            La seconde affaire remise à plus tard, plus précisément au 25 octobre 2010 est celle inscrite sous RP 21.323 opposant Kitende Ngoy Joseph à Mbula Kanzed Stéphanie, à cause de l’absence de cette dernière à l’audience.
                      Muriel Kadima
 

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