«Deux propriétaires» se disputent une parcelle à Lingwala

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Pour des infractions de la destruction méchante et d’occupation illégale de sa parcelle située sur l’avenue Basankusu, n°277, dans la commune de Lingwala, Diakanua Henri a attrait en justice Kalala Tshimankinda. C’est pour obtenir son déguerpissement ainsi que sa condamnation aux dommages et intérêts, conformément au prescrit de l’article 110 du Code pénal Livre II et de l’article 207 de la loi foncière. Le Tribunal de paix de Gombe, qui est saisi en matière pénale, a pris en délibéré cette cause inscrite sous RC 2481, pour son jugement à prononcer dans le délai légal.

En ce qui concerne les faits, les avocats du plaignant, Diawaku Henri, ont fait savoir que la partie adverse occupe sans titre ni droit la parcelle de leur client. Il a détruit méchamment la maison qui se trouvait dans ladite parcelle, en 2014, et procédé à la démolition de toutes les constructions qui y étaient érigées. Au moment de cette destruction méchante, ont-ils précisé, il était accompagné des maçons et des agents du Cadastre.

A leur avis, il a péché par excès de pouvoir alors que cette affaire était portée déjà devant les instances judiciaires. Il a fait construire très rapidement une autre maison qu’il occupe jusqu’à ce jour en toute illégalité, sans aucune décision judiciaire.

En réplique, le cité Kalala Tshimankinda, assisté de ses avocats, a indiqué qu’il y a altération de la vérité dans le chef du plaignant, parce qu’il avait acheté cette parcelle en bonne et due forme, avec comme témoin le chef du quartier. Peu après, il avait pris soin de faire notarier tous les actes liés à sa propriété à la maison communale. Il a précisé qu’il s’agissait d’une parcelle familiale.

Mais avant de s’engager dans cette procédure, ont-ils rappelé, il avait pris contact avec le liquidateur de la famille Diakanua, qui l’avait rassuré que tous les membres étaient d’accord pour la vente. C’est fort de cette garantie que le liquidateur avait signé l’acte de vente, au nom de tous, avec l’acheteur.

Mais, depuis lors, le plaignant ne veut pas quitter les lieux. Estimant qu’il se trouvait dans son droit de jouir de son bien, Kalala Tshimankinda avait dû faire détruire la maison de l’ancien propriétaire en vue de mettre sa parcelle en valeur, en y faisant ériger une nouvelle construction. « Il ne veut pas  respecter les engagements qu’il avait pris, à savoir quitter les lieux dans un délai de 6 mois », ont martelé les avocats du cité.

Murka