Deux membres de la bande des malfaiteurs aux arrêts

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Le Bataillon de la police d’investigations criminelles qui enquête dans l’affaire du cambriolage de l’Université catholique du Congo, a mis la main, la semaine dernière, sur deux membres de la bande des malfaiteurs, auteurs de ce vol.
Il s’agit d’un certain Omba, mieux connu sous les sobriquets de Brandon ou de Yousouf. Il a été arrêté après qu’on ait appréhendé trois jours auparavant son comparse Abdoul non autrement identifié qui l’avait cité.
Ces deux malfaiteurs fichés par la police, réputés récidivistes, et spécialisés dans le cambriolage des coffres-forts de grandes sociétés de la place et des caisses de certaines institutions du pays, ont été présentés lundi dernier, à l’opinion, par l’inspecteur provincial de la police ville de Kinshasa, lors de la parade organisée au Camp Lufungula, dans la commune de Lingwala.
Ils sont aux arrêts, comme il faudrait le rappeler, dans le cadre du cambriolage perpétré dans la nuit du 1er au 2 octobre 2011, à l’Université catholique du Congo, sise sur avenue de l’Université, dans la commune de Kalamu.

Une jeep noire dont ignore la marque et l’immatriculation était arrivée cette nuit-là vers 3 heures et garée non loin du portail principal. Aussitôt débarqués, aussitôt déployés dans ce secteur baigné dans l’obscurité. Ensuite, la bande composée de huit membres a fait irruption dans cet établissement d’enseignement supérieur et universitaire, le 1er octobre vers 3 heures du matin. Deux étaient en tenu civile, tandis que les six autres armés, portaient la tenue militaire.
Tels les membres d’un commando, a révélé un de ces malfaiteurs sous les verrous, ils avaient escaladé les murs de la clôture et surpris la sentinelle Willy Matongono étalée sur une chaise. Ce veilleur de nuit de l’entrée principale n’a pas eu le temps de réagir devant cette horde des bandits. Que pouvait-il faire face aux menaces de mort s’il refusait d’indiquer où se trouvent la direction financière et son collègue veilleur de nuit de l’université catholique ? C’est pour le neutraliser qu’on l’a ligoté, bandé les yeux et abandonné à la guérite.
Les deux cadenas du portail principal cassés, la jeep était introduite dans l’enceinte de cet établissement d’enseignement supérieur et universitaire.
La voie libre, Yousouf et sa bande vont progresser vers la bibliothèque qui avoisine la direction financière. C’est à ce poste de garde que veille la seconde sentinelle Musemo Muzalakane. Elle aussi est maitrisée, brutalisée, ses mains liées et ses yeux bandés.

La sécurité de toute la concession n’était plus assurée. Les bandits sont devenus en quelques minutes, maîtres de lieu. A l’aide du matériel de quincaillerie, les casseurs de la bande se mettent ensuite au travail. Les serrures détruites, la porte cède et l’accès à la caisse est facile. C’est ici que va s’offrir à leurs yeux, le fameux coffre-fort qui logeait l’essentiel des fonds de l’université catholique. La petite fortune destinée à honorer les quelques factures, telles que le remboursement de soins médicaux, les déplacements du personnel administratif, l’achat des consommables et autres fournitures de bureau, est emportée.
Le lendemain de ce vol, les détails du butin sont connus, à la suite du rapport de caisse dressé par le comptable principal. Il s’agit de 251.546 dollars, 6.133 Euros et 227.750 FC. Pour les huit voleurs, ce coup valait bien la peine. Car, il leur a rapporté gros.

Quelle est la suite de cette affaire ?
Après la présentation de ces deux membres de la pègre, leur dossier sera transmis aux instances judiciaires militaires pour approfondissement de l’enquête et la traque des autres malfaiteurs en cavale dont on dit qu’ils ont délocalisé leur repaire.
Pour les limiers de la police d’investigations criminelles, deux membres de cette bande avaient été écroués en avril dernier, dans les cachots de cette unité spécialisée de la police provinciale. C’était pour le braquage opéré à la station d’essence Engen de l’église catholique Saint Luc à Ma Campagne.
Transférés à l’auditorat militaire supérieur de la ville de Kinshasa, on signale qu’ils ont retrouvé leur liberté de mouvement, on ne sait comment.
Selon des informations livrées par une source, les fugitifs de ce groupe ne sont plus sédentaires, ni stables à leurs anciennes adresses. Ils sont très mobiles, comme on peut s’en rendre compte. Cette furtivité rend ainsi leur traque plus ardue. Dès qu’ils sont sollicités pour aller opérer un coup, avons-nous appris d’une autre source proche de la police, la liaison se fait par téléphone portable. La bande se reconstitue et frappe.

J.R.T.

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