Deux leaders du mouvement citoyen Burkinabé et sénégalais aux arrêts à Kinshasa

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Capture-d’écran-2015-03-15-à-22.55.28Ouedraogo Sibiri du «Balai Citoyen» du Burkina Faso et Fabel Barro du Collectif « Y en a marre » du Sénégal en séjour à Kinshasa se trouvent aux arrêts dimanche 15 mars 2015 à l’issue de la conférence qu’ils ont animée le même jour  à Masina sans  Fil, non loin de l’hôpital Biamba Marie Mutombo,  en collaboration avec le mouvement citoyen congolais dénommée « Filimbi ».

Le journaliste congolais de la chaîne de télévision Antenne A, un journaliste de l’agence France presse, deux journalistes de BBC et le diplomate américain Kevin Spurr, directeur adjoint de l’USAID en matière de la bonne gouvernance et de la démocratie  et une quarantaine des jeunes membres du mouvement citoyen congolais «Filimbi» présents à cette conférence ont également  été appréhendés par  les agents des services spéciaux.

Toutes les personnes arrêtées ont été escortées dans les véhicules et conduites  vers des destinations jusque-là inconnues.
Rappelons qu’au cours de ce point de presse, ces jeunes leaders du mouvement citoyen sénégalais et Burkinabé  partageaient leurs expériences de leurs mouvements respectifs qui ont fait tomber Abdoulaye Wade au Sénégal et Blaise Campaoré au Burkinafaso avec les jeunes congolais de «Filimbi».

Ils ont appelé la jeunesse congolaise à braver la peur pour défendre la démocratie en protégeant la constitution qui limite le mandat présidentiel à deux.

Ouedraogo Sibiri et Fabel Barro ont insisté sur la prise de conscience de la jeunesse congolaise pour prendre en mains le destin de son pays scandaleusement riche  mais habité par une population extrêmement  pauvre, qui ne bénéficie pas d’énormes les potentialités dontregorge la RDC.

Ces jeunes leaders ont appelé les dirigeants africains en général et de la RDC en particulier  à respecter la volonté de leurs populations qui aspirent à la démocratie et à la bonne gouvernance.

Les précités ont réaffirmé l’engagement des jeunes des mouvements citoyens de leurs pays à soutenir la jeunesse congolaise dans sa lutte pour l’alternance démocratique en 2016, qui passe inéluctablement par le respect de la constitution, dans ses dispositions intangibles qui ne permettent pas à l’actuel Chef de l’Etat de briguer un troisième mandat.

Le représentant du mouvement «Filimbi» a témoigné sa gratitude à ces hôtes pour leur compassion aux souffrances multiples de la jeunesse congolaise.

Il a appelé tous les jeunes africains à la solidarité pour relever les défis du chômage, l’accès à l’éducation, à l’électricité, aux soins de santé… auxquelles toute l’Afrique est confrontée  suite à l’égoïsme qui caractérise l’élite politique.
ERIC WEMBA