Deux fils Mobutu traînés en justice

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Zanga Mobutu, président de l’Union de démocrates mobutistes (UDEMO),  et son frère Giala, député national, sont accusés de non paiement de loyer, des factures d’eau et d’électricité par Otelli Sola, propriétaire de l’immeuble qui abritait leur parti politique précité. Ledit immeuble se trouve sur l’avenue Pumbu n° 4, dans la commune de la Gombe. Le Tribunal de Grande instance de Gombe est saisi pour confirmer le jugement rendu au Tripaix/Gombe, lequel avait ordonné la saisie de tous les avoirs des cités  et également pour convertir ladite saisie-arrêt en saisi-exécutoire puis condamné les défendeurs au paiement de dommages et intérêts de 500.000 dollars.  L’audience publique de cette cause est passée hier mercredi 6 juin 2012, dans la chambre II sous la présidence du juge Cishimbi assisté par le greffier Nlandu. L’affaire a été prise en délibérée et le jugement va intervenir dans le délai légal.

Après avoir été invité à la barre, le conseil du demandeur a rapporté à l’auguste tribunal que son client Otelli Sola est propriétaire de la parcelle située sur l’avenue Pumbu, n° 4, dans la commune de la Gombe. Cette parcelle avait été sollicitée en location par les défendeurs Zanga et son frère Giala Mobutu en 2005 pour l’Udemo. Le loyer mensuel était convenu à 4000 dollars. Tout allait bien, en  2010, les défendeurs n’arrivaient plus à honorer leurs engagements. Les arriérés ont atteint le montant de 60.000 dollars.  Ils avaient promis de régler la situation dans une année, mais ils n’ont pas tenu leur promesse. Cet avocat a relevé que le demandeur avait introduit des lettres de sommation mais cela était sans succès. C’est ainsi qu’il avait jugé bon de les déguerpir de la maison pour placer un autre locataire. Ils ont quitté la maison en 2012 à l’insu du bailleur. Pour ce comportement, le même conseil a estimé qu’il y a  consommation des préjudices dans le chef des défendeurs, dans la mesure où ils ont occupé pendant plusieurs années l’immeuble sans payer et pourtant son propriétaire le considérait comme   source de revenus. Il a demandé la condamnation des défendeurs aux frais d’instance plus les dommages. 
 
A son tour, l’avocat de Zanga Mobutu a, par rapport au moyen développé par son contradicteur, indiqué que toute créance doit être réclamée sur base des écrits et non verbalement. Dans le cas sous examen, aucune pièce n’atteste qu’il y a créance. Il a demandé au tribunal de recevoir la présente action mais la déclarée non fondée. Il a ajouté que le jugement auquel fait allusion le conseil du demandeur n’existe plus. Il a été déjà rétracté par le juge du Tripaix. « Ce sont des créances imaginaires», a dit le même conseil. 
En ce qui concerne le conseil de Giala Mobutu,  il a fait savoir au tribunal que son client n’est pas concerné dans cette affaire parce qu’au moment de la signature du fameux contrat, il n’était pas là. Il avait avancé 5000 dollars à la partie demanderesse juste à titre humanitaire. Son avocat a rappelé au tribunal que le député réélu a été préjudicié par des huissiers de justice qui avaient saisi au nom du tribunal tous ses avoirs. Sa réputation a été souillée, il était exposé au mépris de tous.  Pour ce motif, il a demandé au nom de son client des dommages de 120.000 pour procès téméraire et vexatoire.
 
En réplique, le conseil du demandeur Otelli Sola a soutenu qu’il n’y a pas de procès téméraire et vexatoire parce que son client réclame régulièrement ses arriérés de loyer. La qualité lui est reconnue par la loi. « Il demande les reçus des arriérés alors qu’il n’y a jamais eu paiement.» D’où proviendraient ces factures ? Mon client s’est vu obligé de payer tous les frais à la place des  défendeurs  pour loger un autre locataire. C’est le Tripaix qui avait autorisé au huissier de justice de procéder à l’exécution de la détention.», a martelé le conseil du demandeur.
Selon l’avis du ministère public, aucune preuve ne démontre qu’il y a effectivement créance. Le demandeur devait normalement clarifier la situation en mentionnant tous les mois de retard.
 
Muriel Kadima et (les Stgs Keke, Makobo)   

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