Deux ex-agents de la boulangerie Aigle contre-attaquent en appel

0
74

Après avoir été condamnés à 2 ans de servitude pénale principale, par
le tribunal de paix de Gombe, pour les infractions d’escroquerie et
association de malfaiteurs, deux ex-agents de la boulangerie « Aigle »
ont saisi le tribunal de grande instance de Gombe en degré d’appel. Il
s’agit de David Kosi et Yannick Kuna. Ils sollicitent l’annulation de
la décision du premier juge. On rappelle que le juge du premier degré
avait rendu son verdict en faveur du plaignant Trésor Mulumba,
ex-employeur des précités.
Selon les prévenus David Kosi et Yannick Kuna, il y a mal jugé dans
le chef  du premier juge, dans la mesure où il est passé outre les
moyens de droit qu’ils avaient soulevé. Ces moyens étaient liés à
l’obscurité dans le libellé, et au défaut de la qualité.
Pour rappel, Trésor Mulumba, le patron de la boulangerie « Aigle »,
avait traduit en justice les deux jeunes hommes répondant au nom de
David Kosi et Yannick Kuna, pour vol, escroquerie et association de
malfaiteurs.
D’après le plaignant, les deux prévenus étaient traduits justice pour
avoir subtilisé la somme de  1000 dollars américains destinée à leur
propre paie et l’achat des intrants pour la fabrication des pains.
David Kosi, interrogé par les juges, avait nié catégoriquement les
faits mis à sa charge tandis que Yannick Kuna, son complice, avait
plaidé coupable, reconnaissant avoir commis le vol avec le concours de
David Kosi.
On rappelle que les faits remontent au 10 mars 2016, lorsque les deux
prévenus s’étaient organisés pour voler l’argent de leur patron, gardé
dans le tiroir du caissier, selon la version livrée au tribunal par le
prévenu Yannick. Il avait soutenu, devant la barre, que «nous avions
endormi le caissier. Nous lui avions donné de la cocaïne. Lorsqu’on a
constaté qu’il dormait profondément, on en a profité pour opérer. Il
était déjà 19 h ». Il a ajouté que sur les 1000 dollars volés, chacun
avait touché 500 dollars.
En dépit des aveux de son compagnon, David Kosi a continué à nier les
faits lui reprochés. Dans son argumentaire, il soutient qu’il se
trouvait chez lui à la maison lorsque son ami avait volé cet argent. «
Quant il m’a appelé, je lui ai dit que je ne pouvais pas le faire
parce que je ne suis pas un voleur. Mais comme il insistait, je lui ai
passé le numéro de mon frère pour le faire  à ma place, car ce dernier
avait  de sérieux problèmes d’argent. Et au moment d’effectuer
l’opération, mon frère s’était rebiffé. Il s’était rendu compte que
voler n’était pas bien. Il avait aussi compris qu’il s’agissait d’un
piège.
L’avocat- conseil du plaignant Trésor Mulumba avait fait savoir que
les infractions commises par les prévenus sont punissables de 6 mois à
une année de prison. « C’est un piège qu’on leur avait tendu car un
des leurs nous avait déjà signalé l’existence de cette opération. Les
deux étaient conduits au poste de police pour enquête et
interrogatoire, puis arrêtés. Il s’agissait donc  d’un réseau de
faussaires spécialisés dans le vol », a-t-il martelé.
Dans son réquisitoire, le ministère public avait estimé que les faits
étaient constants. C’est ainsi qu’il avait requis contre Yannick Kuna
une peine d’emprisonnement de 6 mois ferme et de 24 mois contre David
Kosi, car les faits établissaient son implication et sa mauvaise
foi.                    Murka