Deux centres pour Gombe : insuffisants !

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Les résidents de la commune de Gombe se demandent si la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), a tenu compte du boom démographique de leur entité, avec l’arrivée massive des familles des membres de plusieurs institutions nationales et provinciales de la République, des mandataires d’entreprises publiques, des cadres des services spéciaux, etc. Les deux centres d’enrôlement pour les élections de 2011 à 2013 s’avèrent largement insuffisants.

La petite ronde effectuée le week-end dernier à l’Athénée de la Gare et à l’Athénée de la Gombe a montré que ces deux centres fonctionnent au ralenti, avec  quatre kits électoraux seulement chacun.

Environ 120 jetons  sont délivrés chaque jour pour une moyenne d’enregistrement qui tourne autour de 20 à 30 candidats électeurs. Mais, pour obtenir le fameux jeton, il faut passer plusieurs heures en file indienne. Beaucoup de personnes, surtout celles ayant un job ou une occupation lucrative, finissent pas se décourager et quitter les rangs avant d’avoir obtenu ce « visa » exigé par les agents de la CENI avant tout enrôlement.

L’opération de contrôle des pièces d’identité (ancienne carte d’électeur, carte de service, carte d’élève ou d’étudiant, permis de conduire, passeport, attestation de perte des pièces d’identité), de saisie des données, de photographie du visage et d’impression de la carte d’électeur dure environ 30 minutes, voire plus, pour deux personnes.

L’autre face de l’enrôlement concerne la persistance des antivaleurs. En effet, les policiers chargés du maintien de l’ordre dans les centres d’inscription sont en train d’institutionnaliser le paiement d’une caution de 1.000 FC pour tous ceux et toutes celles qui n’ont pas le temps de faire la file. Mais cette faveur est liée à une autre dépense : un pourboire équivalent à remettre à l’agent de la CENI chargé de l’identification.
La tension est ainsi permanente à l’Athénée de la Gare comme à l’Athénée de la Gombe, où de vives protestations accueillent chaque acte de corruption d’un policier ou d’un agent de la CENI. Certains jeunes, fâchés, n’hésitent pas à rompre les rangs à tenter d’envahir les bureaux d’enrôlement. Repoussés par des matraques, ils n’ont d’autre alternative que de se résigner.

Georgine Lobunda

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