Des volontaires pour l’installation des «villages assainis» en Province Orientale

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Lubunga, dans la Province Orientale, localité  située sur  la rive gauche du fleuve Congo, a été une fois de plus l’épicentre de l’épidémie de choléra à Kisangani cette année. Les choses étant revenues à la normale, les volontaires de la Province Orientale se font toujours des soucis. Ceci dans la mesure où certains  riverains de la commune de Lubunga, mal servis en eau potable, continuent de recourir  à l’eau du fleuve pour leurs besoins quotidiens.   Entre avril et juin 2012, il y a eu 16 décès sur les 362 cas de choléra enregistrés dans les zones de santé de Makiso, Lubunga, Yakusu. Et pour éradiquer cette épidémie en Province Orientale, nous plaidons pour l’implantation des « villages assainis» ou l’aménagement des puits d’eau protégés  là où la pénurie d’eau se fait sentir avec acuité, a souligné Charles Kahongia, chargé de l’information et de la communication à la Croix Rouge, section de la Province Orientale.
  «Nous faisons un clin d’œil aux bienfaiteurs potentiels pour aider la population de Lubunga et d’autres communes mal desservies en eau potable  d’en  disposer  en grande quantité.  Une Ong va dépanner les habitants de Banalia en eau potable dans les jours à venir. WWF va certainement faire de même pour nos concitoyens de Yakusu», a précisé Kahongia.
  La Croix-Rouge, section de la Province Orientale ne peut pas croiser les bras. Ayant réussi à maîtriser le choléra avec l’appui de l’Unicef, elle croit que la prochaine bataille est celle de l’implantation des «villages assainis» et des puits d’eau protégés à Lubunga et dans des coins privés d’eau potable.
A la question de savoir s’il dispose déjà des données chiffrées pour ce projet, notre interlocuteur a répondu par la négative, précisant qu’il va le faire au moment opportun.
Kahongia, qui a approché Le Phare le vendredi 24 août 2012 a ajouté qu’ils attendent la rentrée scolaire pour sensibiliser de nouveau  les bleu blanc boyomais sur le danger qu’il y a à consommer l’eau du fleuve. Et de préciser qu’ils avaient fait la ronde des avenues et rues des zones de santé touchées par le choléra  au premier semestre de cette année. Ils en ont profité pour mettre du chlore dans des endroits où il y a des puits d’eau.  Ils    ne cessaient de répéter à leurs «hôtes» de ne pas déposer la matière fécale près du fleuve et de s’abstenir de boire l’eau en question.A en croire notre interlocuteur, Lubunga est le grenier agricole de Kisangani. Depuis 2010, le choléra sévit de manière endémique dans la commune citée. Et de là, il se propage ensuite  dans d’autres coins de la ville et déborde même de Boyoma. Ou encore cette épidémie prend  naissance  du côté des villages situées le long du fleuve Congo (Tolema, Yanonge…) et atteint ensuite Kinshasa.
 
De notre envoyé spécial à Kisangani 
Jean Pierre Nkutu 

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