Des unités de la police défiées par des bandes des malfaiteurs

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Mardi 16 juin 2015, commune de Ngaliema, une bande des malfaiteurs s’est retrouvée dans le quartier voisin à la cité des Anciens combattants. Mobile de cette présence insolite des bandits, perpétrer un vol à main armée au domicile d’une grosse légume habitant à quelques centaines de mètres de là. Un briefing tenu au croisement de deux avenues par le chef de groupe, chaque bandit a appris son rôle et les tâches lui dévolues lors du déroulement du vol à main armée.

Il était 2 heures du matin. Les malfaiteurs ont débuté la mise en place de différentes équipes stratégiques pour empêcher tout mouvement des piétons et toute intervention. Postés, les guetteurs surveillaient les va et vient de quelques rares noctambules. Et c’est quand les frappeurs se dirigeaient vers leur cible, que des éléments de la Police militaire en faction dans une résidence, ont tiré des coups de feu en l’air. Question de signaler leur présence sur l’avenue. Pour les bandits, cette réaction a suscité une réplique. Ils ont alors tiré sur des éléments de la Police militaire. L’accrochage a fait un mort dans les rangs des malfrats. Jusqu’à ce jour, les enquêteurs du Groupement de recherche et intervention qui ont une expertise dans la lutte contre le banditisme, tentent de trouver une identité du brigand dont le corps gît encore dans la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa.

De cette affaire, on peut retenir que pour avoir perdu un des leurs, la bande des malfaiteurs jure d’infliger un coup dur aux éléments de la Police militaire. Aujourd’hui, on parle de plus de la recrudescence du banditisme urbain dans la ville de Kinshasa. Les bandits qui ont pris du poil de la bête, narguent les policiers, en défiant même les unités de la police chargés de la lutte contre l’insécurité.

Le 27 mai 2015, à 14 H 30’, à la faveur d’un accrochage spectaculaire intervenu en pleine journée, le quartier situé à Lemba terminus, précisément au croisement des avenues By Pass et Itimbiri, a été le théâtre d’échange des tirs nourris entre les policiers de GRI et la bande au capitaine Dany Albert alias Saddam. Ca crépitait de toutes parts, au point que les piétons détalaient dans tous les sens. La circulation routière a été interrompue momentanément en attendant que le calme revienne dans le secteur. La police a retenu que cet accrochage n’a fait aucune victime. Les responsables de cette unité d’élite savent désormais beaucoup de choses sur les intentions réelles des bandits. Car, ils ont transmis des messages de menace au Groupement de recherche et intervention en promettant d’abattre ses limiers. Pour cette bande redoutable, la guerre est lancée, même si au niveau du commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, on a pris la menace au sérieux. Non seulement certaines consignes ont été données aux policiers, mais qu’ils devront désormais être plus vigilants, en évitant des lieux où ils sont seuls et isolés, parce qu’ils ne savent pas d’où surgiront ces brigands pour leur infliger des pertes.

 

Des brigands narguent et menacent des éléments de la police

 

Ces défis lancés actuellement contre les forces de l’ordre peuvent surprendre dans la mesure où ces petits groupes dépourvus de gros moyens et d’effectifs importants, ont juré de s’attaquer aux unités de la police disposant des policiers formés à la lutte contre la criminalité et qui bénéficient des dotations en équipements divers. On ne peut que se poser les questions de savoir qui composent ces bandes des malfaiteurs ? Qui les ravitaille en armes et munitions ? Qui leur garantit l’impunité et qui est leur parrain ?

Les réponses à toutes ces interrogations nous permettront, pensent certains analystes, de percer finalement le mystère de cette nébuleuse des bandits de temps modernes qui bravent la Police nationale congolaise.

Il y a des décennies, un malfaiteur mieux connu sous le sobriquet de Sim’s avait défié une unité antigang de la ville de Kinshasa. A chaque rencontre avec les éléments de cette unité, le bandit toujours escorté par ses acolytes ne s’empêchait pas d’arroser des tirs nourris, toute ombre de policier ou tout véhicule transportant des enquêteurs. Se sentant traqué jusque dans ses derniers retranchements, le fameux Sim’s s’est enfui vers la province de Bandundu où il espérait se réfugier. Malheureusement pour ce bandit, des voyageurs en provenance de cette partie du pays, ont signale sa présence et dénoncé quelques braquages qu’il avait opérés.

La traque a été orientée vers le Bandundu. Et c’est là que dans un réduit où il se cachait, il a refusé de se rendre, préférant se défendre jusqu’à la dernière cartouche de son arme. Lors de cet accrochage, touché par une balle, l’Al Capone congolais est mort son arme à la main. Sa légende s’est ainsi éteinte dans ces circonstances bouleversantes.

A qui avait-il laissé le flambeau du banditisme ? Quel est l’héritage qu’il a légué à ses partisans ? Qui chapeaute aujourd’hui sa bande et avec quels membres ?

Le temps finira bien un jour, par apporter des réponses à toutes ces questions que l’on se pose.

J.R.T.