Des unités de GMI et LNI outillées pour le maintien de l’ordre public sans bavures

0
118

L’enceinte de la Fikin a servi hier de champ d’expérimentation aux unités d’intervention nationales et provinciales de la PNC, pour mettre en pratique les différentes techniques conformes aux standards internationaux, utilisées par toutes les polices du monde, dans le domaine de maintien et de rétablissement de l’ordre public, lors des manifestations publiques de simulation. Déploiement des équipes d’intervention sur le théâtre des opérations en plusieurs phases, avec évacuation des barricades, des tirs des grenades lacrymogènes, des canons à eau, dispersion des manifestants et arrestation des tireurs isolés. 

Ces techniques que viennent d’acquérir 105 éléments de Groupes mobiles d’intervention Ouest, 105 éléments de GMI Est, et deux bataillons de la Légion nationale d’intervention, au terme d’une formation de sept semaines, et à laquelle ont été associés 20 stagiaires sélectionnés pour devenir formateurs, ont été expliquées à l’assistance.  
La démonstration grandeur nature a été faite de cette panoplie des techniques d’intervention qui privilégient à la fois le respect des droits de l’homme, les libertés publiques et la proportionnalité dans l’usage de la force. Et ce, devant l’ambassadeur de l’Union européenne à Kinshasa, Michel Dumond, le commissaire général de la PNC et ses collaborateurs, le commissaire divisionnaire Jean-Paul Rikir, chef de la Mission Eupol Rd Congo, des représentants du commandement de la Police civile de la Monusco et des médias locaux.
 
Dans son allocution, le commissaire général de la PNC a exprimé toute sa joie de voir les unités d’intervention de la PNC formées dans les opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre public, grâce aux partenaires extérieurs qu’il a remerciés en passant et qui ne cessent d’appuyer la réforme de la police. 
Lors des scrutins de novembre 2011, les unités de la police avaient assuré la sécurisation des élections. Le commissariat général a procédé à l’évaluation de l’intervention de la police et relevé des faiblesses. D’où sa satisfaction de voir que ces faiblesses étaient enfin corrigées lors des exercices communs présentés. Car, désormais, a-t-il prévenu, on ne doit plus réprimer pour réprimer. Les unités de la police, a-t-il fait savoir, doivent utiliser des moyens requis par les standards internationaux qui puissent concourir au respect à la fois des droits de l’homme,  des libertés publiques. Et en outre, la force doit être proportionnelle à la riposte des manifestants. 
 
Le chef de la Mission Eupol RD Congo n’a pas caché lui aussi sa satisfaction de voir les experts de sa mission assurer la formation aussi bien des unités impliquées dans les opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre public, que des formateurs appelés à pérénniser ces acquis indispensables pour la Police nationale congolaise.
Le commissaire divisionnaire Jean-Paul Rikir a souligné  que les exercices communs ont fait travailler ensemble des unités qui ne se connaissaient pas et qui à l’époque, n’utilisaient pas les mêmes techniques d’intervention. La formation dispensée par ses experts a permis d’une part l’harmonisation des techniques de maintien et de rétablissement de l’ordre public et d’autre part, d’améliorer l’interopérabilité de deux unités de la police de GMI et de la LINI.
 
Un des experts formateurs de la Mission Eupol RD Congo a indiqué que leur objectif a été atteint de faire acquérir aux stagiaires sélectionnés, un savoir et un savoir-faire qu’ils mettront au service de la police. Il les a invités à pérénniser ce produit qui est en phase avec les standards internationaux.
Signalons la présence à cette manifestation des unités féminines FPU indiennes et FPU bengladeshi de la police civle de la Monusco encadrées par leurs supérieurs hiérarchiques.
 
                                                                                                  J.R.T.

LEAVE A REPLY

*