Des stagiaires de l’Ifasic et de l’UPN dotés des fondamentaux professionnels

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La force d’un organe de presse, sous toutes les latitudes, réside fondamentalement dans la qualité des informations moissonnées par une équipe des reporters très entreprenants, véritables chasseurs de nouvelles, et traitées selon les règles de l’art avec une sensibilité propre qui fait sa particularité et sa ligne éditoriale. Cette quête permanente d’un produit de qualité ne serait qu’un voeu pieux, si le public, le consommateur final du produit de la presse, ne trouvait pas son intérêt, donc, ne découvrait pas des faits ayant pu échapper à son attention, ceux suscitant sa curiosité et qui l’incitent à réfléchir sur la manière dont est gérée la cité, et qui l’amènent à adopter de nouveaux comportements.

            A la petite manifestation pleine de symbolique organisée, le vendredi 23 mai 2014, au siège du Phare, à l’issue de deux mois de formation pratique passés au quotidien de l’avenue colonel Lukusa, l’occasion était tout indiquée pour rappeler ces préceptes aux 10 étudiants de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication et aux 15 de l’Université pédagogique nationale. Mais aussi leur prodiguer des conseils quant à l’exercice d’un métier qui passionne plus d’un et dont ils n’ont pas encore acquis toute la base théorique, et tous les réflexes professionnels.

            Côté cour, l’utile marié à l’agréable, autour d’un petit buffet froid, assaisonné de musique douce, côté jardin, deux paquets d’ultimes recommandations, comme autant des consignes particulières, ont été déballés aux stagiaires, afin qu’ils s’en servent toujours comme des balises devant guider désormais leur façon de concevoir et de gérer toutes les informations à leur portée. Mieux encore, exercer l’œil critique qu’il faut aux professionnels des médias.

            Ayant suivi d’un regard très critique le parcours pratique de ces stagiaires, l’Editeur-Directeur général du Phare retient que les jeunes étudiants d’aujourd’hui, lisent et écrivent moins. Pourtant, le métier de journaliste impose à chacun, un effort soutenu. Pour Polydor-Fortunat Muboyayi, les stagiaires qui sont passés par Le Phare, doivent dépasser le stade d’un syllabus qui ne donne pas toute la matière, ni toutes les explications. Il faut anticiper les cours, a-t-il conseillé, fouiner dans les bibliothèques et naviguer sur l’internet, traquer tout ce qui peut concourir à vous doter de connaissances supplémentaires utiles pour mieux appréhender les différentes matières. Ne demeurez pas cloisonnés dans vos syllabus, car vous n’apprendrez pas davantage. Allez partout, discutez avec vos aînés dans la profession, lisez dans les expériences des autres ce qui vous manque», a insisté l’Editeur du Phare.

A notre époque, a-t-il rappelé avec un parfum de nostalgie, on lisait tout : les romans, les bandes dessinées, les livres de sciences. On dépensait beaucoup pour acquérir une collection des romans littéraires, policiers ou historiques. Bref, on s’intéressait à tout. Aujourd’hui, les jeunes ne s’adonnent plus qu’à l’échange des textos dans des téléphones ou à travers les médias sociaux. Cela, a fait remarquer Polydor-Fortunat Muboyayi, n’améliore pas l’écriture, mais tend plutôt à la déformer en inculquant certaines fautes d’orthographe et de syntaxe.

            De grâce, a-t-il insisté, pour devenir comme les grands dans la profession, il faut impérativement apprendre beaucoup, aussi bien dans les établissements d’enseignement supérieur et universitaire, mais aussi et surtout dans les ouvrages, dans les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le jour du cours, vous surprendrez certainement vos professeurs avec des questions qui favorisent davantage une meilleure connaissance des matières enseignées. Cela vous procure un feedback utile pour démontrer qu’on connait quelques faits analogues du passé, ou d’autres mesures prises par les pouvoirs publics.

Au Phare, c’est l’immersion dans le bassin de l’excellence

            Pour le coordonnateur du Phare, Jacques Kimpozo, le passage au quotidien de l’avenue colonel Lukusa, ne doit pas être considéré comme une simple escale technique. Mais une véritable immersion dans le bassin de l’excellence. Car, a-t-il fait observer aux stagiaires, Le Phare est une école de performances, un creuset d’excellence, mais aussi une pépinière des plumes qui honorent leur classe. Soyez donc dignes d’avoir passé votre stage au Phare. Partout, où vous irez, montrez que vous sortez de cette école, en ayant appris quelque chose, et en ayant gardé des réflexes des professionnels. C’est ainsi que vous nous ferez honneur, devait-il ajouter.

            Jacques Kimpozo Mayala a fait noter que les conseils pratiques leur prodigués, les exigences leur recommandées et la rigueur leur imposée,  durant cette formation pratique, traduisent cette volonté de l’équipe rédactionnelle de donner un produit de qualité qui puisse se distinguer partout. C’est la recette-miracle du Phare, dont on se rappellera avec une certaine dose de fierté légitime qu’elle venait d’être récompensée par le prix du meilleur journaliste pour l’exercice 2013 .

On ne peut donc pas sortir du Phare, sans développer des réflexes des professionnels. L’école de l’excellence dont se réclame le quotidien de l’avenue du colonel Lukusa, exige des performances, des sacrifices, et un dépassement de soi. Et on ne peut être performant que quand on se remet continuellement en cause, et on s’efforce de s’améliorer. Et comme aimait le rappeler le fabuliste, il faut revenir plusieurs fois sur l’ouvrage, bêcher et labourer, pour en sortir un produit de qualité.

Telle était en substance, le second paquet d’ultimes recommandations délivré aux stagiaires par le coordonnateur Jacques Kimpozo dont on espère qu’ils en feront leurs balises professionnelles de tous les jours.

Signalons que dans leur message, lu par leur condisciple Ghépanie Ngoma de l’UPN, les stagiaires ont remercié l’Editeur Directeur Général Muboyayi ainsi que toute la rédaction du «Phare» pour l’encadrement efficace dont ils ont bénéficié pendant deux mois. Ils ont pris l’engagement d’être à la hauteur des fondamentaux du métier appris.

                                                                                                             J.R.T. 

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