Des pointes d’ivoire et cornes de rhinocéros saisies à l’aéroport de Ndjili

0
507

800px-aeroport_international_de_ndjili_kinshasaQuatre valises pesant 113 kilos, dont trois avec 30 kilos chacune et la quatrième 23 kilos, ont été saisies à l’aéroport international de Ndjili le dimanche 18 octobre dernier par la Régie des Voies Aériennes, RVA.

Le contenu de ces colis suspects à destination de Hanoï au Vietnam via Air France, étaient de 60 pointes d’ivoire et 2 cornes de rhinocéros blancs.

La saisie a été rendue possible grâce à la modernisation des installations aéroportuaires de Ndjili, particulièrement le scanneur modulaire qui a permis de détecter le contenu suspect desdites valises. Alors qu’elles étaient passées au check up de la compagnie aérienne française à l’hôtel Memling au centre-ville de Kinshasa, avant qu’elles ne soient acheminées à l’aéroport international de Ndjili afin d’être embarquées dans l’avion à destination de Hanoï, au Vietnam.

Ce qui est bizarre c’est l’absence des propriétaires des colis à l’aéroport où ils ne se sont pas fait voir au moment de la saisie de leurs marchandises. On parle de deux messieurs, en l’occurrence MM. Theduong et Phugiang, dont l’identité reste mal connue jusqu’à ce jour.

Selon l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la na ture), les pointes d’ivoire et les cornes de rhinocéros blancs saisies proviennent du parc de Garamba, dans l’ex-province Orientale. Il importe de signaler que c’est l’ICCN qui s’occupe de la gestion de tous  les parcs nationaux. D’où son expertise en matière d’identification de tout produit provenant de ces réserves naturelles congolaises.

Par ailleurs, on apprend que les valises saisies par la Régie des voies aériennes ont été remises à qui de droit. C’est-à-dire à l’administration douanière de la République Démocratique du Congo.

Cette saisie intervenue en l’espace de quelques mois, après celle opérée sur l’avenue Kabambare dans la commune de Barumbu, prouve bien l’existence d’un réseau maffieux spécialisé dans la fraude douanière et trafic illicite. Au vu de son modus operandi, il y a lieu de conclure que ledit réseau contiendrait aussi bien des Congolais que des expatriés.

            On rappelle, à ce sujet, des pointes d’ivoire pesant plus de 130 kilos ont été saisis il y a trois mois dans la commune de Barumbu, dans une résidence privée d’un sujet guinéen.

            C’est pourquoi l’on est en droit de se demander : comment expliquer que de tels colis puissent échapper au contrôle à la vérification du contenu des bagages des passagers lors de check up d’Air France ? Alors que tous les services affectés à cette tâche sont présents aux formalités de contrôle de contenu !

            Comment lesdits colis étaient-ils entrés dans la capitale sans que les services habilités de l’aéroport de Bangboka à Kisangani tout comme ceux de Kinshasa ne les aient détectés?

            Ce sont là des  questions que tout analyste averti peut logiquement se poser, mais qui malheureusement demeurent pour le moment sans réponse. Du moins ça relance la problématique du contrôle à l’entrée et à la sortie sur le territoire national de la République Démocratique du Congo.

Dom