Des photos vestiges d’une ville lumière

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A la Chambre de Commerce de Dakar, une exposition typique des photographies anciennes de Saint-Louis fascine, captive et surtout valorise l’île classée patrimoine historique par l’Unesco. L’exposition qui se veut itinérante prend ses pénates à Dakar jusqu’au 16 mai prochain. Elle invite les amis, partenaires et ressortissants de cette ville magique à évoluer vers une ère nouvelle. Celle qui perpétue et favorise le métissage culturel, l’originalité architecturale, le potentiel artistique. Un clin d’œil sur la vingtaine de photos d’’archives officielles laisse éclater la beauté euphorique de Saint-Louis.

Coté mémoire des personnages historiques, il y a ces beaux portraits en noir et blanc, à l’image du Marabout Général de Tidjanes, Mansour SY, âgé d’environ 80 ans, qui affiche ici toute la fraîcheur de sa jeunesse. Un visiteur s’exclame : « C’est vraiment la copie collée de son fils Abib SY ! » ll y a également ce beau poster du Conseil Colonial réunissant les grands dignitaires des collectivités du Sénégal en 1922. L’on y voit, tour à tour, Mbakana Diop, fils de Lat Dior Diop, ce grand combattant du colonialisme; Ngalandou Diouf, homme politique qui était très proche de LS Senghor ; Papa Ngueye Fall, Secrétaire général du Conseil ; Le Fève, Secrétaire Général du Gouvernement ; H.L. Guillabert, Président du Conseil Colonial et Bien d’autres personnalités…

Les Signares, ces femmes qui comptent à cette époque, sont également en évidence. Tel est le cas d’Eliza Louise Guillabert, née et morte à St-Louis. « Une épouse à la mode du pays de Médéric Couteau puis d’Alexandre Mahant. Elle est fille d’Antoine Guillabert, négociant marseillais arrivé au Sénégal en 1820 au poste de bibliothécaire du Roi… »

Coté architectural, il y a les photos du « Quai Roume »qui date de 1857 lorsque le Gouverneur Faidherbe décide de rectifier l’alignement des maisons du quartier nord… La « Quai Henri Jay » dont les travaux se sont achevés en 1874. Cette œuvre a fait de St-Louis, un acteur incontournable du trafic triangulaire. Il y a l’un des bâtiments le plus élégant de St-Louis qui abritait l’Ecole des Otages ou l’Ecole des fils de Chefs. Les beaux édifices de l’hôtel de ville, de la Mosquée, la cour de l’hôpital civil ou encore de la Chambre de Commerce du Sénégal créée en 1869 motivée par l’essor commercial de la ville et l’influence politique des négociants saint-Louisiens.

Eddy Kabeya, RD Congo     

 

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