Des ministres discutent du DSCRP II

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L’hôtel  Memling a servi de cadre à la réunion restreinte de la Commission Interministérielle chargée de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Pauvreté, CI-SNLP.

 Le but de la rencontre entre les ministres responsables des secteurs dits prioritaires pour le déclenchement du DSCRP (Document de stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté), était de réfléchir sur les dispositions pratiques à prendre en vue d’enclencher les travaux d’élaboration d’une stratégie sectorielle et de son plan d’action, et d’un cadre de dépenses à moyen terme dont les tranches annuelles seront reflétées dans le budget de l’Etat dès l’exercice 2011.

 Dans sa communication de circonstance, le ministre du Plan, qui est le président de la CI-SNLP a, en marge de l’événement tenu à rappeler les différentes étapes du processus d’élaboration du Dscrp.
 D’emblée, il a indiqué que certaines étapes du Dscrp peuvent être réalisées conjointement.
 Ces étapes importantes sont au nombre de quatre.

 Primo : déterminer le profil de la pauvreté à ce jour, dont l’objectif est de dégager l’évolution de la pauvreté partant de la dernière enquête menée en 2005 et mesurer l’ampleur des efforts à fournir en rapport avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement ;
 Secundo : formuler des stratégies sectorielles (y compris leurs plans de mise en œuvre) et du cadre des dépenses à moyen terme, en vue de permettre à chaque responsable ministériel de disposer d’un document qui reprend la vision partagée de développement de son secteur, définit les principales orientations des actions à mener et détermine la hauteur des ressources pour mobiliser en vue de parvenir à des objectifs de  court, moyen et long terme ;
 Tertio : organiser des consultations participatives, pour poursuivre à toutes les parties prenantes à la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté, en l’occurrence les administrations publiques, les parlements (parlement national et les assemblées provinciales), organisations de la société civile ainsi les partenaires au développement d’identifier les priorités de développement et les principaux axes stratégiques qui permettent d’améliorer rationnellement et efficacement les actions à mener ;
 Quarto : mettre en place des outils de suivi-évaluation, afin de disposer des indicateurs qui facilitent le rapprochement entre les résultats ou les impacts et moyens mis en œuvre pour y parvenir conformément aux exigences de la gestion axée sur les résultats.
 Olivier Kamitatu a tenu à préciser que les échanges de la présente réunion porteront sur la deuxième étape liée à la formulation des stratégies dans les secteurs de compétence des ministères concernés (Santé, EPSP, Développement rural, etc.).
 Car, cette étape de formulation des stratégies et des CMDT sectoriels est étroitement liée à la préparation du budget de l’Etat.
Les ministres provinciaux des secteurs prioritaires, ceux bénéficiant de l’intervention des bailleurs au développement, seront associés à l’élaboration desdites stratégies.
 Le Dscrp 2 qui entrera en vigueur en janvier 2011 devrait prendre en compte, outre les priorités du Dscrp 1, les secteurs productifs tels les mines, la forêt, l’agriculture. Et aussi les secteurs d’appoint comme l’eau, l’électricité, les infrastructures de transport, le commerce, etc.
 
Dom

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