Des médecins congolais ont réfléchi sur la prise ne charge

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Hôpital-Général-de-KinshasaLa santé n’a pas de prix, dit-on. C’est forts de ce dicton populaire que  sous la modération du docteur  Kabongo Dimuk, près d’une cinquantaine des médecins dont des gastroentérologues de renom tels que docteur Tshiamala  Kashala de la clinique Ngaliema et des chirurgiens gastroentérologues  ont planché sur  la prise en charge de cette infection. Celle-ci attaque principalement l’estomac. Si la prise en charge n’est pas faite de manière adéquate, elle peut  conduire au pire. Ainsi,  cette infection qui se développe dès l’enfance  se manifeste généralement pendant la jeunesse.    

Les  travaux tenus au salon Virunga de   l’Hôtel Memling samedi 17 août, en présence des délégués de plusieurs laboratoires pharmaceutiques,  visaient entre,  le partage d’expérience entre tous les professionnels de la santé   sur cette pathologie bien connue dans le milieu  sanitaire congolais.

Le constat fait par les participants reste inquiétant, dans la mesure où environ 2/3 de la population mondiale est porteuse du germe d’Helicobacter pylori qui reste un des facteurs qui prédisposent son porteur à développer un cancer d’estomac.

Non seulement que ce germe peut amener à une issue fatale, Heliobacter est aussi à la base de plusieurs infections et troubles digestifs, tels que  l’ulcère gastrique, ulcère duodénal, bien  connu sous le nom de gastrite.

Les spécialistes ont aussi dans les recommandations relevé à l’occasion les difficultés qui persistent  chez certains patients pour mener des investigations afin de poser un diagnostic. C’est par exemple, le prélèvement lors d’une endoscopie   qui nécessite la volonté du patient. Faute de cela, celui-ci devra être anesthésié pour avoir un échantillon.  Il se pose également un autre  problème pour procéder à l’anatomie pathologique, une étape essentielle d’analyse au laboratoire de l’échantillon  afin de confirmer le diagnostic  pour  administrer un traitement efficace.

L’occasion faisant le larron, Georges Kodjo Kakera, pharmacien en chef de Zunufa Laboratories en a profité  pour  présenter un nouveau kit de traitement  à base de trois molécules : omerprazole, la clarithromycine et l’amoxycilline,    qui soigne désormais cette infection à helicobacter Pylori. Au lieu de l’achat de trois produits séparément, le patient souffrant d’helicobacter n’achètera plus qu’un produit.

Quant aux statistiques de sa prévalence et facteurs  à la base,   participants, chercheurs et professionnels de la santé  ne sont pas tous tombés d’accord sur cet échantillon qui a permis d’extrapoler sur la prévalence de cette maladie en République démocratique du Congo et d’autres facteurs pouvant conduire jusqu’au cancer d’estomac. Parmi ceux qui se sont exprimés.  Docteur Tshiamala, gastroentérologue de renom,  propose, pour mieux étudier le rapport entre le taux de prévalence élevé  à l’infection à hélicobacter et  l’absence    du cancer de l’estomac, de   pousser  les recherches du côté de la composition génétique du Congolais pour en savoir plus. Par contre, le docteur Kamey de Nganda Center a lui mis en doute les chiffres avancés du fait que beaucoup de malades n’ont pas accès aux examens cliniques avec endoscopie qui ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Pour cause, un examen coute près de 150 dollars américains au patient.

VAN

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