Des Journées Portes Vertes à IBI Village

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En marge du Cinquantenaire de la RD Congo, le projet forestier d’Ibi Batéké organise des journées Portes Vertes du 2 au 4 juillet. Manifestations singulières de sensibilisation à la réduction de l’effet de serre dans le cadre du Protocole de Kyoto, les journées Portes Vertes visent principalement la valorisation de la nature auprès des populations kinoises et les autorités congolaises. Ainsi sont attendus vendredi 2 juillet, la Ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Marie-Ange Lukiana qui est la marraine des manifestations ; l’Ambassadeur de Belgique en RDC, Dominique Struye de Swielande, le parrain ; les autorités politiques, coutumières, diplomates, mamans commerçantes, opérateurs économiques, coopérations bilatérales et multilatérales… Au menu, les visites du site, tables rondes et débats, allocutions d’inauguration et autres surprises. Et, seront au rendez-vous des journées du 3 au 4 juillet, les étudiants et la presse. 

Nul n’ignore les effets dévastateurs dus au feu sauvage de brousse dans nos forêts tropicales avec comme impact immédiat sur le réchauffement global de la planète. Le projet Ibi-Village compte contribuer à sa manière en ouvrant ses réalisations concrètes au public. En effet, selon le professeur Jean LEJOLY, « Le projet des Puits de Carbone Ibi-Batéké (PCI-B) a pour objectifs de faire des plantations de ligneux à rotation courte (6ans) sur la savane du plateau des Batéké permettant de stocker du carbone et de fournir du bois de feu pour la ville de Kinshasa ainsi que des productions vivrières (agro forestières) au début de la croissance des ligneux au moment où ils ne couvrent pas encore le sol. »

Le projet Ibi-Village, qui a adhéré au Mécanisme de Développement Propre (MDP) mis en place par le Protocole de Kyoto, « plante des arbres, essentiellement des acacias et des pins, sur une superficie initiale de 4.500 ha. Ces arbres, pendant les trente années qui suivront, « captureront » environ 3 millions de tonnes de CO2. Afin d’améliorer la génération de revenus surtout pendant les premières années du projet, du manioc est également planté entre les lignes d’arbres. Ces plants de manioc contribueront également à mieux protéger la forêt contre les risques d’incendie. Après environ 7 ans, on pourra commencer à couper les premiers arbres en rotation et non pas de manière sauvage comme partout ailleurs. Ce bois sera vendu sous forme de charbon de bois, après une phase de carbonisation respectant les contraintes environnementales, ou de bois d’œuvre. Ces coupes seront effectuées de telle manière que le stock de carbone séquestré pendant les dix premières années restera constant pendant les trente années du projet. » 

Pour rappel, les acteurs principaux de ce Projet sont la famille Mushiete (Olivier et Thierry) et Jean Lejoly. Il y a quelques années, les deux frères, Olivier et Thierry, étaient à la recherche d’une solution pour arriver à développer de manière durable cette région par ailleurs extrêmement pauvre. Pour Olivier, ingénieur agronome de l’ULB, un projet agro forestier était évidement un choix logique. C’est ainsi que progressivement est venue l’idée de réaliser un puits de carbone parfaitement intégré dans son contexte socio-économique. Il va cogiter fructueusement avec son ancien professeur Jean Lejoly qui fournira son expertise dans le domaine de la botanique tropicale pour la réussite de ce projet.                        Eddy Kabeya

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